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PS - Enseignement scolaire

Un article de Wiki 2007.

Sommaire

Eléments de programme

Projet de Ségolène Royal

Remontée des débats

L’école n’apparaît plus comme un lieu sacralisé, les élèves semblent perdre, peu à peu, leurs repères. Pourtant, l’école joue un rôle essentiel en tant que lieu de socialisation. C’est le lieu où doit s’apprendre le respect des règles du bien vivre en société. Les élèves et les citoyens en puissance qui doivent être formés.

Les ZEP ont Ă©tĂ© beaucoup dĂ©battues. L’individualisation du parcours scolaire, le soutien personnalisĂ© aux devoirs permettraient de remĂ©dier Ă  l’échec scolaire. La crĂ©ation de classes Ă  « gĂ©omĂ©trie variable Â» avec un maximum de 25 Ă©lèves par classe a Ă©tĂ© rĂ©gulièrement Ă©voquĂ©e.

La formation des enseignants est également abordée. Repenser totalement l’IUFM, encourager la formation continue, telles sont quelques unes des suggestions concrètes des internautes.

Sur la carte scolaire, certains pensent qu’une utilisation différente permettrait de résoudre certains problèmes, d’autres citent à plusieurs reprises l’exemple de la ville de Tours, qui a réintégré dans le centre ville les ZEP afin de favoriser la mixité sociale.

La nécessité d’un lien très fort entre l’école et les parents est soulignée pour réinstaurer la confiance réciproque. La multiplication des rencontres entre les parents et les professeurs est souhaitée tant la responsabilisation des parents est perçue comme un levier essentiel.

Se dégage le sentiment que le temps de la réforme est arrivé. Que l’école revienne aux fondamentaux ou qu’elle s’engage résolument dans la modernité, la réforme paraît essentielle pour réduire les inégalités sociales, pour permettre à tous les enfants de trouver leur place dans la société.


Enjeux

Aujourd’hui, 150 000 élèves sortent du système scolaire sans qualification. L’école doit tenir la promesse républicaine d’égalité scolaire. Propositions du pacte présidentiel

  • Organiser des Etats gĂ©nĂ©raux des enseignants sur le mode participatif
  • Mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans
  • Organiser le soutien scolaire gratuit pour tous les Ă©lèves grâce Ă  des rĂ©pĂ©titeurs
  • Limiter Ă  17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP et fixer la dotation aux Ă©tablissements par Ă©lève en difficultĂ© Ă  25% de plus que la dotation ordinaire
  • RĂ©viser la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixitĂ© sociale et constituer des rĂ©seaux

d’éducation prioritaire

  • Renforcer la prĂ©sence adulte dans les Ă©tablissements
  • Implanter des classes prĂ©paratoires aux grandes Ă©coles dans les quartiers qui en sont dĂ©pourvus
  • CrĂ©er des emplois-parents
  • Adopter une loi de programmation pour redonner Ă  nos universitĂ©s les moyens de l’excellence
  • CrĂ©er un service public d’orientation
  • CrĂ©er une allocation autonomie pour les jeunes
  • Engager le chantier national proposĂ© par le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohĂ©sion sociale
  • Soutenir la crĂ©ation et l’emploi culturels
  • Inscrire l’éducation artistique et la pratique artistique Ă  tous les niveaux de la maternelle Ă  l’universitĂ©

(source : Projet du PS, partie II, l’égalitĂ© rĂ©elle)

Projet du Parti Socialiste

Le projet du parti socialiste pour l'Ă©ducation scolaire s'articule autour de quatre axes ayant une finalitĂ© identique : "pour rĂ©pondre aux inquiĂ©tudes et aux attentes de nos concitoyens, nous ferons de l’Education Nationale notre première prioritĂ©".


Favoriser la réussite


  • CrĂ©ation d'un service public, accessible aux enfants dès le plus jeune âge. AssociĂ© Ă  l’Ecole maternelle, il offrira aux jeunes enfants, un encadrement pĂ©dagogique, mĂ©dical et culturel, dont les plus pauvres sont privĂ©s.


  • Obligation de scolarisation dès l'âge de 3 ans, afin de donner Ă  tous, les mĂŞmes chances de rĂ©ussir leur parcours scolaire.


  • Favoriser l’accompagnement de tous les Ă©lèves pour prendre en compte leur diversitĂ© par des pĂ©dagogies diffĂ©renciĂ©es. "Nous renforcerons les dispositifs d’accompagnement scolaire qui permettent d’acquĂ©rir les notions de base, dans les premières annĂ©es de l’Ecole primaire. Nous investirons dans les technologies Ă©ducatives pour personnaliser l’enseignement".


  • DĂ©velopper toutes les formes d'aide gratuite pour lutter contre la marchandisation de l'Ă©cole (Ă©tudes encadrĂ©es, assistances personnalisĂ©es, etc.) "en rĂ©alisant l’avĂ©nement d’une sociĂ©tĂ© Ă©ducative partagĂ©e grâce Ă  la participation de tous les partenaires de l’école : collectivitĂ©s locales et associations d’éducation populaire. Pour assurer l’épanouissement personnel de l’enfant, nous dĂ©velopperons les initiatives dans le domaine culturel et dans celui des activitĂ©s d’éducation physique et sportive".


  • Faire Ă©voluer le collège afin qu'il ne soit plus un lieu de tri social : "en instaurant une meilleure transition entre l’école Ă©lĂ©mentaire et le collège, en proposant aux Ă©lèves un vĂ©ritable choix d’orientation".


  • Revoir le fonctionnement gĂ©nĂ©ral des Zones d’Education Prioritaires "en renforçant les moyens financiers, en diminuant le nombre d’élèves par classe, en formant spĂ©cialement les enseignants des ZEP, en leur offrant des perspectives d’évolution de carrière, en leur donnant les moyens de rester davantage dans les Ă©tablissements (amĂ©nagement des locaux)".


  • Prise en compte de la mixitĂ© sociale dans les dotations accordĂ©es aux Ă©coles privĂ©es sous contrat. "Nous supprimerons la participation financière obligatoire des communes pour les Ă©lèves scolarisĂ©s dans un Ă©tablissement privĂ© situĂ© hors de la commune de rĂ©sidence".


  • Possibilite pour au moins 5% des Ă©lèves de chaque lycĂ©e d'entrer dans les classes prĂ©paratoires et implantation des classes prĂ©paratoires aux grandes Ă©coles dans les Ă©tablissements sensibles.


  • Veiller Ă  ce que la carte scolaire permette la mixitĂ© sociale.


Préparer la vie professionnelle


Nul ne doit passer plusieurs années à l’Ecole ou à l’université pour en sortir sans diplôme ou sans métier.


  • Abolition de l'apprentissage Ă  14 ans et le travail de nuit Ă  15 ans


  • DĂ©veloppement de l'apprentissage sous statut scolaire afin d'amĂ©liorer la formation gĂ©nĂ©rale de ces filières


  • Organisation au sein de l'Education Nationale d'une voie des mĂ©tiers, du CAP aux formations supĂ©rieures. "Le but sera de rendre lisibles et fluides les parcours de qualification professionnelle, d’en Ă©largir le recrutement et de crĂ©er les passerelles facilitant le passage entre les voies d’enseignement, les niveaux de formation et le monde de l’entreprise."


Apprendre à chaque enfant l'étendue de ses droits et devoirs


  • Associer efficacement les familles Ă  la rĂ©ussite de leur enfant en dĂ©veloppant les relations entre l'Ă©cole et les parents. "Nous supprimerons le « contrat de responsabilitĂ© parentale Â», imposĂ© par la droite, qui culpabilise les familles les plus dĂ©favorisĂ©es sans leur permettre de restaurer le lien d’autoritĂ© et de confiance avec leur enfant. Nous mettrons en place un dispositif d’information et d’aide aux parents et nous reviendrons Ă  la lĂ©gislation antĂ©rieure qui donne au juge la possibilitĂ© de mise sous tutelle des allocations familiales."


  • Amplifier les moyens de lutte contre la violence Ă  l'Ecole. "Nous sanctionnerons les auteurs d’incivilitĂ©s ou d’infractions de toute nature commises Ă  l’Ecole. Nous devons combiner plusieurs formes d’action : l’application effective des règles, la mise en place de dispositifs pour lutter contre l’échec scolaire, une prĂ©sence plus forte des adultes dans les Ă©tablissements, l’aide aux parents, la gĂ©nĂ©ralisation des partenariats locaux avec les autres administrations, le tutorat, l’accroissement du nombre de « classes relais Â» et la construction d’internats scolaires."


Améliorer le fonctionnement de l'Education Nationale


  • CrĂ©ation d'une gestion des ressorces humaines de l'Education Nationale (accompagnement des eseignements en difficultĂ©, formation continue, mobilitĂ© des carrières...).


  • RedĂ©finition des missions des enseignants afin de rĂ©pondre aux attentes et aux besoins de la sociĂ©tĂ©.


  • Revoir les conditions d'accès aux mĂ©tiers d'enseignant "en rĂ©tablissant le prĂ©-recrutement, et en amĂ©liorant la formation initiale des enseignants (IUFM)".

Déclarations


« Tout se tient : emploi, sĂ©curitĂ©s, famille, Ă©cole. Quand un maillon vient Ă  manquer, c’est toute la chaĂ®ne qui est fragilisĂ©e. Â» FĂŞte de la Rose de Frangy en Bresse, 20 aoĂ»t 2006


«  La gauche est seule capable de remettre l’éducation au cĹ“ur de tout, de remettre l’école d’aplomb, de remettre de la culture partout, sur tout le territoire, de donner Ă  chaque enfant le droit Ă  la culture et Ă  une ambition scolaire ainsi qu’à la rĂ©compense de l’effort. Â» Discours de Vitrolles, 29 septembre 2006


« A l’Enseignement scolaire, dans le gouvernement de Lionel Jospin, je me suis battue pour une Ă©cole plus juste, contre les violences scolaires, pour l’accès gratuit Ă  la pilule du lendemain et pour l’intĂ©gration des enfants handicapĂ©s. Â»

(…)

« De toutes les perspectives exigeantes qu’il [le projet socialiste] ouvre, je retiendrai ici celles qui sont Ă  mes yeux essentielles et que je porterai avec mes mots et mes convictions (…) :

Pour l’école : l’égalitĂ© rĂ©elle, c’est de tenir pour tous ses Ă©lèves la promesse rĂ©publicaine de rĂ©ussite. C’est une offre scolaire de qualitĂ© sur tout le territoire, c’est le refus que la sĂ©grĂ©gation scolaire redouble la sĂ©grĂ©gation spatiale et urbaine. C’est le service public de la petite enfance, la lutte contre le dĂ©crochage scolaire, des moyens renforcĂ©s pour ceux qui en ont le plus besoin, un soutien scolaire individuel et gratuit, l’augmentation de la prĂ©sence adulte dans les Ă©tablissements.

La France doit aimer tous ses enfants, d’oĂą qu’ils viennent, oĂą qu’ils aient grandi, dans la diversitĂ© de leurs talents. Les jeunes sont notre avenir, et je ne me rĂ©signerai jamais Ă  regarder un enfant ou un adolescent, quoi qu’il ait fait, comme perdu Ă  jamais. Il nous revient, Ă  nous adultes, de leur rendre confiance lorsqu’ils la perdent, de les remettre sur le chemin lorsqu’ils dĂ©vissent. Fermement et affectueusement. Â» Devoir de victoire, Profession de foi, candidature Ă  l’investitude du Parti socialiste, 11 octobre 2006


« L’égalitĂ© des chances est pour partie un leurre et la sĂ©grĂ©gation scolaire aggrave les sĂ©grĂ©gations sociales et spatiales»

S’il est un domaine oĂą le dĂ©ni de rĂ©alitĂ© ne passe plus, c’est bien l’école :

« L’égalitĂ© des chances est pour partie un leurre et la sĂ©grĂ©gation scolaire aggrave les sĂ©grĂ©gations sociales et spatiales. MalgrĂ© le dĂ©vouement des personnels, malgrĂ© l’espĂ©rance des parents, malgrĂ© des rĂ©ussites qui dĂ©mentent le dĂ©terminisme social. Le scandale n’est pas de le dire mais de laisser faire. Il faut donc poser sans hypocrisie la question de l’égalitĂ© rĂ©elle et de la qualitĂ© de l’offre scolaire sur tout le territoire. Â» Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


La carte scolaire, instituĂ©e en 1963, ne garantit plus la mixitĂ© sociale :

« Depuis 50 ans, les choses ont beaucoup changĂ©. (…) Aujourd’hui, la carte scolaire a créé un rĂ©sultat qui est Ă  l’inverse de celui qui Ă©tait recherchĂ© lorsqu’elle a Ă©tĂ© créée et beaucoup de familles contournent cette carte scolaire pour choisir leur Ă©cole. Quand on est Ă  gauche, l’objectif n’est pas de rĂ©duire les libertĂ©s ; c’est se dire que si pour certaines catĂ©gories, notamment les mieux informĂ©es ou les plus privilĂ©giĂ©es, le libre choix d’une Ă©cole est un bon principe, pourquoi est-ce que ça ne serait pas le cas pour tous les Français ? C’est ça ĂŞtre socialiste, c’est ouvrir l’éventail des choix Ă  tout le monde dès lors que c’est bien pour certains. Â» Les 4 vĂ©ritĂ©s, sur France 2, 7 septembre 2006


Les zones d’éducation prioritaire (ZEP) sont loin d’avoir rĂ©pondu aux attentes :

« Les moyens mobilisĂ©s pour les ZEP n’ont pas Ă©tĂ© Ă  la hauteur du rattrapage voulu lors de leur crĂ©ation par la gauche. Hors rĂ©munĂ©rations des personnels et bourses aux Ă©lèves, les Ă©tablissements de ZEP restent plus pauvres que les autres. Les politiques de droite ont aggravĂ© les choses, mais la gauche ne peut se contenter d’en revenir Ă  la situation antĂ©rieure. (…) Les effets stigmatisant du classement en ZEP ne l’emportent-ils pas, de nos jours, sur les bĂ©nĂ©fices d’une dĂ©marche qui fut novatrice, a fortiori si on ne donne pas aux Ă©tablissements les moyens de l’excellence scolaire ? Â» Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


Emploi, famille, Ă©cole, logement, tout se tient :

« L’injustice la plus insupportable, c’est celle qui oppose ceux qui maĂ®trisent leur destin, qui sont assurĂ©s de l’avenir de leurs enfants, qui savent que leurs enfants vont rĂ©ussir Ă  l’école, avoir un mĂ©tier, un logement et donc pouvoir choisir leur vie ; et puis les autres, tous les autres, de plus en plus nombreux, tenaillĂ©s par la prĂ©caritĂ© et qui ne maĂ®trisent plus leur vie, qui ne savent mĂŞme plus quelles valeurs ils ont la possibilitĂ© de transmettre Ă  leurs enfants. Le plein emploi, la lutte contre la prĂ©caritĂ©, la sĂ©curitĂ© des salaires, la rĂ©ussite Ă  l’école sont au cĹ“ur du projet des socialistes. Car des parents prĂ©caires, c’est toute la famille qui est dĂ©stabilisĂ©e et c’est le sens de l’effort scolaire qui est perdu. Emploi, famille, Ă©cole, logement, tout se tient ; et si un maillon vient Ă  manquer, c’est tout l’édifice qui est fragilisĂ©. Â» FĂŞte de la Rose de Frangy-en-Bresse, 20 aoĂ»t 2006


« La rĂ©volution scolaire, nous la ferons ! Â» (FĂŞte de la Rose de Florac, 3 septembre 2006)


Il faut investir massivement lĂ  oĂą c’est nĂ©cessaire :

« Je suis favorable, pour les Ă©tablissements oĂą se concentrent les difficultĂ©s sociales et scolaires, Ă  une rĂ©duction du nombre d’élèves par classe en CP et en CE1, annĂ©es dĂ©cisives pour la rĂ©ussite ultĂ©rieure des apprentissages. Si le gain de performance scolaire est attestĂ© Ă  partir de 17, c’est le seuil Ă  retenir. On peut rĂ©pondre de plusieurs manières Ă  la difficultĂ© budgĂ©taire, mais je crois l’enjeu trop important pour ne pas prendre les moyens d’amĂ©liorer l’efficacitĂ© et la justice de notre système scolaire. C’est un investissement pour l’avenir. Je crois aussi qu’il faut Ă©valuer attentivement les rĂ©sultats de ce qu’on met en place, rĂ©partir plus Ă©quitablement l’offre d’excellence, donner plus de libertĂ© aux Ă©tablissements pour s’organiser et innover, soutenir Ă©nergiquement les plus en difficultĂ©. Â» Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


Mettre plus de moyens sur l’école primaire :

« Il faut surtout qu'ils [les Ă©lèves] arrivent au collège en sachant correctement lire, Ă©crire et compter. Donc l'enjeu, c'est ce qui se passe avant le collège, c'est-Ă -dire non seulement dans la prĂ© scolarisation et vous savez que nous allons non seulement faire un service public de la petite enfance, c'est-Ă -dire amĂ©liorer la maĂ®trise du langage, que nous allons rendre l'Ă©cole obligatoire Ă  partir de l'âge de trois ans parce qu'on observe avec le recul des moyens rĂ©alisĂ©s depuis que la droite est au pouvoir, aujourd'hui, un certain nombre d'enfants âgĂ©s de trois ans ne sont plus inscrits Ă  l'Ă©cole faute de moyens dans les Ă©coles. Â» RTL-LCI - Le Grand Jury 12 novembre


Desserrer les contraintes de la carte scolaire, c’est rĂ©tablir l’égalitĂ© rĂ©publicaine :

« Ma proposition, qui est d’ailleurs conforme au projet du Parti Socialiste (on y rappelle que la carte scolaire doit permettre la mixitĂ© sociale), c’est de permettre le libre choix entre deux ou trois Ă©coles, collèges, lycĂ©es, c'est-Ă -dire d’élargir la sectorisation. (…) Cela donnera Ă  la RĂ©publique l’obligation d’investir massivement dans les Ă©coles [les moins attractives], (…) d’y mettre de bons enseignants chevronnĂ©s, d’y mettre des moyens, de rĂ©duire le nombre d’élèves par classe, d’y mettre des activitĂ©s d’excellence. Â» Les 4 vĂ©ritĂ©s sur France 2, 7 septembre 2006


Le service public de l’éducation doit accompagner efficacement les Ă©lèves, depuis le plus jeune âge et tout au long de leur parcours scolaire :

« Le projet socialiste propose la crĂ©ation d’un service public de la petite enfance et la scolarisation Ă  3 ans. Contre la marchandisation, il affirme la responsabilitĂ© du secteur public en matière d’accompagnement individualisĂ© et de soutien scolaire gratuit. Il souligne la nĂ©cessitĂ© d’une meilleure transition entre le primaire et le collège. Je crois, pour ma part, que le passage instantanĂ©, en 6ème, du maĂ®tre unique Ă  une dizaine de professeurs perturbe certains Ă©lèves, qui peinent Ă  trouver leurs marques dans une organisation scolaire trop prĂ©cocement calquĂ©e sur le lycĂ©e. Il faudra donc expĂ©rimenter des transitions Â» Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


« Un soutien scolaire gratuit Â» pourrait ĂŞtre assurĂ© par des Ă©tudiants, « moyennant des points supplĂ©mentaires, la validation d’unitĂ©s de valeur dans leur propre cursus. Â» FĂŞte de la Rose de Florac, 3 septembre 2006


Pour que le respect soit restaurĂ© Ă  l’école, les enseignants devront ĂŞtre mieux prĂ©parĂ©s et mieux Ă©paulĂ©s :

« Il est indispensable de mieux prĂ©parer les jeunes enseignants Ă  leur mĂ©tier, de veiller Ă  ne pas les affecter dans les Ă©tablissements les plus difficiles au dĂ©but de leur carrière et de les aider, par la formation continue, Ă  renouveler leurs pratiques pĂ©dagogiques. Â» Ce que je retiens, forum participatif de DĂ©sirs d’avenir


« Dans les Ă©coles et surtout dans les collèges, la violence n’a pas reculĂ©. (…) Il faudra que la discipline soit rĂ©tablie dans les classes. (…) Les enseignants doivent pouvoir se consacrer Ă  la transmission des savoirs. Â» FĂŞte de la Rose de Florac, 3 septembre 2006


« Sur la base du volontariat et avec les compensations financières nĂ©cessaires, il faudra pouvoir expĂ©rimenter, par exemple, la prĂ©sence d’un second adulte dans les classes oĂą les professeurs en ressentent le besoin. Â» Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


Il faut encourager une meilleure implication des parents dans la scolaritĂ© de leur enfant :

« Que ce soit parce que l’école n’est pas un lieu facilement accessible aux parents, ou parce qu’ils ne perçoivent pas l’importance de leur implication, nombre de parents n’accompagnent pas suffisamment les efforts de l’équipe Ă©ducative dans la scolaritĂ© de leur enfant. C’est pourtant une des clĂ©s de la rĂ©ussite. Le sujet est au coeur de nombreuses expĂ©riences, notamment dans les ZEP : il faut recenser les pratiques innovantes et efficaces et en assurer la gĂ©nĂ©ralisation afin que, de façon cohĂ©rente et complĂ©mentaire, familles et enseignants contribuent Ă  la rĂ©ussite des Ă©lèves. Il faut rĂ©instaurer le dialogue lĂ  oĂą il fait dĂ©faut. Â» Ce que je retiens, forum participatif de DĂ©sirs d’avenir


« Tout cela doit ĂŞtre discutĂ© avec les diffĂ©rentes composantes de la communautĂ© Ă©ducative et non imposĂ© d’en haut. Bien des Ă©volutions sont possibles si l’on prend le temps de l’écoute et d’un diagnostic partagĂ© pour hiĂ©rarchiser ensemble les prioritĂ©s. Une fois le cap fixĂ©, je veillerai Ă  ce qu’il soit tenu. Â» Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006


Pour une vĂ©ritable rĂ©volution scolaire :

« Quand on Ă©coute les gens qu’est-ce qu’ils nous disent ? Ils nous disent que la principale inĂ©galitĂ© est dans l’éducation. Il y a les familles qui peuvent faire aider leurs enfants, et ceux qui ne peuvent pas, et des parents qui eux-mĂŞmes n’ont pas rĂ©ussi Ă  l’école, et qui parfois n’arrivent plus Ă  aider les enfants Ă  partir de la classe de 6ème. Le matin, l’enfant se fait « disputer Â» mais Ă  la maison il n’a pas eu les moyens. Heureusement il y a beaucoup d’associations qui se mettent en place mais moi je considère que la vraie rĂ©volution scolaire c’est de faire en sorte que tous les enfants qui en ont besoin aient du soutien scolaire gratuit pour arriver le matin en ayant fait leurs devoirs et leurs leçons. C’est ça la rĂ©volution scolaire. (…)

Parce que l’échec scolaire, il vient d’oĂą ? Il vient de l’insuffisante prĂ©sence des adultes rĂ©fĂ©rents dans les Ă©coles qui se sont encore plus aggravĂ© avec la suppression des aides-Ă©ducateurs. Et donc tous ce travail lĂ , il fera remettre l’école dĂ©bout parce que l’école de la RĂ©publique, c’est ce Ă  quoi nous tenons le plus. (…)

Si il est correctement Ă©duquĂ© Ă  l’école, si il sort du système scolaire en maĂ®trisant les outils de base, Ă  ce moment lĂ  vous imaginez les coĂ»ts sociaux que l’on peut diminuer, vous imaginez les avantages en terme de qualitĂ© de vie, de soucis en moins, de progression de la sociĂ©tĂ© française. Ces prioritĂ©s lĂ  sont au cĹ“ur du projet socialiste, et du projet tout court parce que je pense que sur un certain nombre de valeurs beaucoup de citoyens et de citoyennes peuvent se retrouver au-delĂ  des clivages politiques. Â» Discours Ă  Villeurbanne, 9 mai 2006


« A l’école aussi, c’est de juste autoritĂ© qu’on a besoin Â»

« A l’école aussi, c’est de juste autoritĂ© qu’on a besoin. Ni de laxisme ni d’autoritarisme mais de missions clairement refondĂ©es, sans confusion des rĂ´les, de règles justes qui s’imposent aux adultes comme aux Ă©lèves, de preuves donnĂ©es que l’échec scolaire n’est pas une fatalitĂ©, que le travail, l’effort, le mĂ©rite sont rĂ©compensĂ©s et chacun individuellement Ă©paulĂ© pour qu’aucun Ă©lève ne vive sa scolaritĂ© comme un ennui ou une souffrance, ce qui est le cas d’un grand nombre d’entre eux, au grand dĂ©couragement d’enseignants qui se sentent souvent plus livrĂ©s Ă  eux-mĂŞmes qu’efficacement aidĂ©s. Cette autoritĂ©-lĂ , appuyĂ©e sur un ordre scolaire vĂ©cu par tous comme juste, est la meilleure prĂ©vention des violences Ă  l’école et des ressentiments qui explosent Ă  l’improviste. PlutĂ´t que des policiers dans les Ă©tablissements et l’apprentissage Ă  14 ans, ce que j’ai constatĂ© dans les collèges lorsque j’étais Ministre de l’Enseignement scolaire et que je constate aujourd’hui dans les lycĂ©es de ma rĂ©gion, c’est l’importance, pour rĂ©ussir, d’équipes pĂ©dagogiques soudĂ©es et motivĂ©es, au clair sur leur projet et cohĂ©rentes dans leurs relations avec les Ă©lèves. Â» Discours Ă  Rodez, 12 mai 2006


« Je crois, moi, possible et nĂ©cessaire de soutenir plus efficacement la rĂ©ussite scolaire des enfants dont les conditions de vie sont les plus difficiles en logeant plus correctement leurs familles, en rĂ©duisant lĂ  oĂą c’est utile le nombre d’enfants par classe de CP et de CE1 pour donner dès le dĂ©part le goĂ»t d’apprendre et les habitudes de travail qui permettront de suivre Ă  l’école, en organisant des Ă©tudes gratuites après les cours oĂą chacun pourra faire ses devoirs et apprendre ses leçons avant de rentrer chez lui, en mettant en place des internats-relais pour les Ă©lèves qui en ont besoin. Â» Discours Ă  Rodez, 12 mai 2006

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