PS - Enseignement scolaire
Un article de Wiki 2007.
Sommaire |
Eléments de programme
Projet de Ségolène Royal
Remontée des débats
L’école n’apparaît plus comme un lieu sacralisé, les élèves semblent perdre, peu à peu, leurs repères. Pourtant, l’école joue un rôle essentiel en tant que lieu de socialisation. C’est le lieu où doit s’apprendre le respect des règles du bien vivre en société. Les élèves et les citoyens en puissance qui doivent être formés.
Les ZEP ont été beaucoup débattues. L’individualisation du parcours scolaire, le soutien personnalisé aux devoirs permettraient de remédier à l’échec scolaire. La création de classes à « géométrie variable » avec un maximum de 25 élèves par classe a été régulièrement évoquée.
La formation des enseignants est également abordée. Repenser totalement l’IUFM, encourager la formation continue, telles sont quelques unes des suggestions concrètes des internautes.
Sur la carte scolaire, certains pensent qu’une utilisation différente permettrait de résoudre certains problèmes, d’autres citent à plusieurs reprises l’exemple de la ville de Tours, qui a réintégré dans le centre ville les ZEP afin de favoriser la mixité sociale.
La nécessité d’un lien très fort entre l’école et les parents est soulignée pour réinstaurer la confiance réciproque. La multiplication des rencontres entre les parents et les professeurs est souhaitée tant la responsabilisation des parents est perçue comme un levier essentiel.
Se dégage le sentiment que le temps de la réforme est arrivé. Que l’école revienne aux fondamentaux ou qu’elle s’engage résolument dans la modernité, la réforme paraît essentielle pour réduire les inégalités sociales, pour permettre à tous les enfants de trouver leur place dans la société.
Enjeux
Aujourd’hui, 150 000 élèves sortent du système scolaire sans qualification. L’école doit tenir la promesse républicaine d’égalité scolaire. Propositions du pacte présidentiel
- Organiser des Etats généraux des enseignants sur le mode participatif
- Mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation obligatoire dès 3 ans
- Organiser le soutien scolaire gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs
- Limiter à 17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP et fixer la dotation aux établissements par élève en difficulté à 25% de plus que la dotation ordinaire
- Réviser la carte scolaire pour supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale et constituer des réseaux
d’éducation prioritaire
- Renforcer la présence adulte dans les établissements
- Implanter des classes préparatoires aux grandes écoles dans les quartiers qui en sont dépourvus
- Créer des emplois-parents
- Adopter une loi de programmation pour redonner à nos universités les moyens de l’excellence
- Créer un service public d’orientation
- Créer une allocation autonomie pour les jeunes
- Engager le chantier national proposé par le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale
- Soutenir la création et l’emploi culturels
- Inscrire l’éducation artistique et la pratique artistique à tous les niveaux de la maternelle à l’université
(source : Projet du PS, partie II, l’égalité réelle)
Projet du Parti Socialiste
Le projet du parti socialiste pour l'éducation scolaire s'articule autour de quatre axes ayant une finalité identique : "pour répondre aux inquiétudes et aux attentes de nos concitoyens, nous ferons de l’Education Nationale notre première priorité".
Favoriser la réussite
- Création d'un service public, accessible aux enfants dès le plus jeune âge. Associé à l’Ecole maternelle, il offrira aux jeunes enfants, un encadrement pédagogique, médical et culturel, dont les plus pauvres sont privés.
- Obligation de scolarisation dès l'âge de 3 ans, afin de donner à tous, les mêmes chances de réussir leur parcours scolaire.
- Favoriser l’accompagnement de tous les élèves pour prendre en compte leur diversité par des pédagogies différenciées. "Nous renforcerons les dispositifs d’accompagnement scolaire qui permettent d’acquérir les notions de base, dans les premières années de l’Ecole primaire. Nous investirons dans les technologies éducatives pour personnaliser l’enseignement".
- Développer toutes les formes d'aide gratuite pour lutter contre la marchandisation de l'école (études encadrées, assistances personnalisées, etc.) "en réalisant l’avénement d’une société éducative partagée grâce à la participation de tous les partenaires de l’école : collectivités locales et associations d’éducation populaire. Pour assurer l’épanouissement personnel de l’enfant, nous développerons les initiatives dans le domaine culturel et dans celui des activités d’éducation physique et sportive".
- Faire évoluer le collège afin qu'il ne soit plus un lieu de tri social : "en instaurant une meilleure transition entre l’école élémentaire et le collège, en proposant aux élèves un véritable choix d’orientation".
- Revoir le fonctionnement général des Zones d’Education Prioritaires "en renforçant les moyens financiers, en diminuant le nombre d’élèves par classe, en formant spécialement les enseignants des ZEP, en leur offrant des perspectives d’évolution de carrière, en leur donnant les moyens de rester davantage dans les établissements (aménagement des locaux)".
- Prise en compte de la mixité sociale dans les dotations accordées aux écoles privées sous contrat. "Nous supprimerons la participation financière obligatoire des communes pour les élèves scolarisés dans un établissement privé situé hors de la commune de résidence".
- Possibilite pour au moins 5% des élèves de chaque lycée d'entrer dans les classes préparatoires et implantation des classes préparatoires aux grandes écoles dans les établissements sensibles.
- Veiller à ce que la carte scolaire permette la mixité sociale.
Préparer la vie professionnelle
Nul ne doit passer plusieurs années à l’Ecole ou à l’université pour en sortir sans diplôme ou sans métier.
- Abolition de l'apprentissage Ă 14 ans et le travail de nuit Ă 15 ans
- Développement de l'apprentissage sous statut scolaire afin d'améliorer la formation générale de ces filières
- Organisation au sein de l'Education Nationale d'une voie des métiers, du CAP aux formations supérieures. "Le but sera de rendre lisibles et fluides les parcours de qualification professionnelle, d’en élargir le recrutement et de créer les passerelles facilitant le passage entre les voies d’enseignement, les niveaux de formation et le monde de l’entreprise."
Apprendre à chaque enfant l'étendue de ses droits et devoirs
- Associer efficacement les familles à la réussite de leur enfant en développant les relations entre l'école et les parents. "Nous supprimerons le « contrat de responsabilité parentale », imposé par la droite, qui culpabilise les familles les plus défavorisées sans leur permettre de restaurer le lien d’autorité et de confiance avec leur enfant. Nous mettrons en place un dispositif d’information et d’aide aux parents et nous reviendrons à la législation antérieure qui donne au juge la possibilité de mise sous tutelle des allocations familiales."
- Amplifier les moyens de lutte contre la violence à l'Ecole. "Nous sanctionnerons les auteurs d’incivilités ou d’infractions de toute nature commises à l’Ecole. Nous devons combiner plusieurs formes d’action : l’application effective des règles, la mise en place de dispositifs pour lutter contre l’échec scolaire, une présence plus forte des adultes dans les établissements, l’aide aux parents, la généralisation des partenariats locaux avec les autres administrations, le tutorat, l’accroissement du nombre de « classes relais » et la construction d’internats scolaires."
Améliorer le fonctionnement de l'Education Nationale
- Création d'une gestion des ressorces humaines de l'Education Nationale (accompagnement des eseignements en difficulté, formation continue, mobilité des carrières...).
- Redéfinition des missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société.
- Revoir les conditions d'accès aux métiers d'enseignant "en rétablissant le pré-recrutement, et en améliorant la formation initiale des enseignants (IUFM)".
Déclarations
« Tout se tient : emploi, sécurités, famille, école. Quand un maillon vient à manquer, c’est toute la chaîne qui est fragilisée. »
Fête de la Rose de Frangy en Bresse, 20 août 2006
« La gauche est seule capable de remettre l’éducation au cœur de tout, de remettre l’école d’aplomb, de remettre de la culture partout, sur tout le territoire, de donner à chaque enfant le droit à la culture et à une ambition scolaire ainsi qu’à la récompense de l’effort. »
Discours de Vitrolles, 29 septembre 2006
« A l’Enseignement scolaire, dans le gouvernement de Lionel Jospin, je me suis battue pour une école plus juste, contre les violences scolaires, pour l’accès gratuit à la pilule du lendemain et pour l’intégration des enfants handicapés. »
(…)
« De toutes les perspectives exigeantes qu’il [le projet socialiste] ouvre, je retiendrai ici celles qui sont à mes yeux essentielles et que je porterai avec mes mots et mes convictions (…) :
Pour l’école : l’égalité réelle, c’est de tenir pour tous ses élèves la promesse républicaine de réussite. C’est une offre scolaire de qualité sur tout le territoire, c’est le refus que la ségrégation scolaire redouble la ségrégation spatiale et urbaine. C’est le service public de la petite enfance, la lutte contre le décrochage scolaire, des moyens renforcés pour ceux qui en ont le plus besoin, un soutien scolaire individuel et gratuit, l’augmentation de la présence adulte dans les établissements.
La France doit aimer tous ses enfants, d’où qu’ils viennent, où qu’ils aient grandi, dans la diversité de leurs talents. Les jeunes sont notre avenir, et je ne me résignerai jamais à regarder un enfant ou un adolescent, quoi qu’il ait fait, comme perdu à jamais. Il nous revient, à nous adultes, de leur rendre confiance lorsqu’ils la perdent, de les remettre sur le chemin lorsqu’ils dévissent. Fermement et affectueusement. » Devoir de victoire, Profession de foi, candidature à l’investitude du Parti socialiste, 11 octobre 2006
« L’égalité des chances est pour partie un leurre et la ségrégation scolaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales»
S’il est un domaine où le déni de réalité ne passe plus, c’est bien l’école :
« L’égalité des chances est pour partie un leurre et la ségrégation scolaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales. Malgré le dévouement des personnels, malgré l’espérance des parents, malgré des réussites qui démentent le déterminisme social. Le scandale n’est pas de le dire mais de laisser faire. Il faut donc poser sans hypocrisie la question de l’égalité réelle et de la qualité de l’offre scolaire sur tout le territoire. » Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006
La carte scolaire, instituée en 1963, ne garantit plus la mixité sociale :
« Depuis 50 ans, les choses ont beaucoup changé. (…) Aujourd’hui, la carte scolaire a créé un résultat qui est à l’inverse de celui qui était recherché lorsqu’elle a été créée et beaucoup de familles contournent cette carte scolaire pour choisir leur école. Quand on est à gauche, l’objectif n’est pas de réduire les libertés ; c’est se dire que si pour certaines catégories, notamment les mieux informées ou les plus privilégiées, le libre choix d’une école est un bon principe, pourquoi est-ce que ça ne serait pas le cas pour tous les Français ? C’est ça être socialiste, c’est ouvrir l’éventail des choix à tout le monde dès lors que c’est bien pour certains. » Les 4 vérités, sur France 2, 7 septembre 2006
Les zones d’éducation prioritaire (ZEP) sont loin d’avoir répondu aux attentes :
« Les moyens mobilisés pour les ZEP n’ont pas été à la hauteur du rattrapage voulu lors de leur création par la gauche. Hors rémunérations des personnels et bourses aux élèves, les établissements de ZEP restent plus pauvres que les autres. Les politiques de droite ont aggravé les choses, mais la gauche ne peut se contenter d’en revenir à la situation antérieure. (…) Les effets stigmatisant du classement en ZEP ne l’emportent-ils pas, de nos jours, sur les bénéfices d’une démarche qui fut novatrice, a fortiori si on ne donne pas aux établissements les moyens de l’excellence scolaire ? » Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006
Emploi, famille, école, logement, tout se tient :
« L’injustice la plus insupportable, c’est celle qui oppose ceux qui maîtrisent leur destin, qui sont assurés de l’avenir de leurs enfants, qui savent que leurs enfants vont réussir à l’école, avoir un métier, un logement et donc pouvoir choisir leur vie ; et puis les autres, tous les autres, de plus en plus nombreux, tenaillés par la précarité et qui ne maîtrisent plus leur vie, qui ne savent même plus quelles valeurs ils ont la possibilité de transmettre à leurs enfants. Le plein emploi, la lutte contre la précarité, la sécurité des salaires, la réussite à l’école sont au cœur du projet des socialistes. Car des parents précaires, c’est toute la famille qui est déstabilisée et c’est le sens de l’effort scolaire qui est perdu. Emploi, famille, école, logement, tout se tient ; et si un maillon vient à manquer, c’est tout l’édifice qui est fragilisé. » Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse, 20 août 2006
« La révolution scolaire, nous la ferons ! »
(FĂŞte de la Rose de Florac, 3 septembre 2006)
Il faut investir massivement là où c’est nécessaire :
« Je suis favorable, pour les établissements où se concentrent les difficultés sociales et scolaires, à une réduction du nombre d’élèves par classe en CP et en CE1, années décisives pour la réussite ultérieure des apprentissages. Si le gain de performance scolaire est attesté à partir de 17, c’est le seuil à retenir. On peut répondre de plusieurs manières à la difficulté budgétaire, mais je crois l’enjeu trop important pour ne pas prendre les moyens d’améliorer l’efficacité et la justice de notre système scolaire. C’est un investissement pour l’avenir. Je crois aussi qu’il faut évaluer attentivement les résultats de ce qu’on met en place, répartir plus équitablement l’offre d’excellence, donner plus de liberté aux établissements pour s’organiser et innover, soutenir énergiquement les plus en difficulté. » Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006
Mettre plus de moyens sur l’école primaire :
« Il faut surtout qu'ils [les élèves] arrivent au collège en sachant correctement lire, écrire et compter. Donc l'enjeu, c'est ce qui se passe avant le collège, c'est-à -dire non seulement dans la pré scolarisation et vous savez que nous allons non seulement faire un service public de la petite enfance, c'est-à -dire améliorer la maîtrise du langage, que nous allons rendre l'école obligatoire à partir de l'âge de trois ans parce qu'on observe avec le recul des moyens réalisés depuis que la droite est au pouvoir, aujourd'hui, un certain nombre d'enfants âgés de trois ans ne sont plus inscrits à l'école faute de moyens dans les écoles. » RTL-LCI - Le Grand Jury 12 novembre
Desserrer les contraintes de la carte scolaire, c’est rétablir l’égalité républicaine :
« Ma proposition, qui est d’ailleurs conforme au projet du Parti Socialiste (on y rappelle que la carte scolaire doit permettre la mixité sociale), c’est de permettre le libre choix entre deux ou trois écoles, collèges, lycées, c'est-à -dire d’élargir la sectorisation. (…) Cela donnera à la République l’obligation d’investir massivement dans les écoles [les moins attractives], (…) d’y mettre de bons enseignants chevronnés, d’y mettre des moyens, de réduire le nombre d’élèves par classe, d’y mettre des activités d’excellence. » Les 4 vérités sur France 2, 7 septembre 2006
Le service public de l’éducation doit accompagner efficacement les élèves, depuis le plus jeune âge et tout au long de leur parcours scolaire :
« Le projet socialiste propose la création d’un service public de la petite enfance et la scolarisation à 3 ans. Contre la marchandisation, il affirme la responsabilité du secteur public en matière d’accompagnement individualisé et de soutien scolaire gratuit. Il souligne la nécessité d’une meilleure transition entre le primaire et le collège. Je crois, pour ma part, que le passage instantané, en 6ème, du maître unique à une dizaine de professeurs perturbe certains élèves, qui peinent à trouver leurs marques dans une organisation scolaire trop précocement calquée sur le lycée. Il faudra donc expérimenter des transitions » Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006
« Un soutien scolaire gratuit » pourrait être assuré par des étudiants, « moyennant des points supplémentaires, la validation d’unités de valeur dans leur propre cursus. »
FĂŞte de la Rose de Florac, 3 septembre 2006
Pour que le respect soit restauré à l’école, les enseignants devront être mieux préparés et mieux épaulés :
« Il est indispensable de mieux préparer les jeunes enseignants à leur métier, de veiller à ne pas les affecter dans les établissements les plus difficiles au début de leur carrière et de les aider, par la formation continue, à renouveler leurs pratiques pédagogiques. » Ce que je retiens, forum participatif de Désirs d’avenir
« Dans les écoles et surtout dans les collèges, la violence n’a pas reculé. (…) Il faudra que la discipline soit rétablie dans les classes. (…) Les enseignants doivent pouvoir se consacrer à la transmission des savoirs. »
FĂŞte de la Rose de Florac, 3 septembre 2006
« Sur la base du volontariat et avec les compensations financières nécessaires, il faudra pouvoir expérimenter, par exemple, la présence d’un second adulte dans les classes où les professeurs en ressentent le besoin. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006
Il faut encourager une meilleure implication des parents dans la scolarité de leur enfant :
« Que ce soit parce que l’école n’est pas un lieu facilement accessible aux parents, ou parce qu’ils ne perçoivent pas l’importance de leur implication, nombre de parents n’accompagnent pas suffisamment les efforts de l’équipe éducative dans la scolarité de leur enfant. C’est pourtant une des clés de la réussite. Le sujet est au coeur de nombreuses expériences, notamment dans les ZEP : il faut recenser les pratiques innovantes et efficaces et en assurer la généralisation afin que, de façon cohérente et complémentaire, familles et enseignants contribuent à la réussite des élèves. Il faut réinstaurer le dialogue là où il fait défaut. » Ce que je retiens, forum participatif de Désirs d’avenir
« Tout cela doit être discuté avec les différentes composantes de la communauté éducative et non imposé d’en haut. Bien des évolutions sont possibles si l’on prend le temps de l’écoute et d’un diagnostic partagé pour hiérarchiser ensemble les priorités. Une fois le cap fixé, je veillerai à ce qu’il soit tenu. »
Le Nouvel Observateur, 5 octobre 2006
Pour une véritable révolution scolaire :
« Quand on écoute les gens qu’est-ce qu’ils nous disent ? Ils nous disent que la principale inégalité est dans l’éducation. Il y a les familles qui peuvent faire aider leurs enfants, et ceux qui ne peuvent pas, et des parents qui eux-mêmes n’ont pas réussi à l’école, et qui parfois n’arrivent plus à aider les enfants à partir de la classe de 6ème. Le matin, l’enfant se fait « disputer » mais à la maison il n’a pas eu les moyens. Heureusement il y a beaucoup d’associations qui se mettent en place mais moi je considère que la vraie révolution scolaire c’est de faire en sorte que tous les enfants qui en ont besoin aient du soutien scolaire gratuit pour arriver le matin en ayant fait leurs devoirs et leurs leçons. C’est ça la révolution scolaire. (…)
Parce que l’échec scolaire, il vient d’où ? Il vient de l’insuffisante présence des adultes référents dans les écoles qui se sont encore plus aggravé avec la suppression des aides-éducateurs. Et donc tous ce travail là , il fera remettre l’école débout parce que l’école de la République, c’est ce à quoi nous tenons le plus. (…)
Si il est correctement éduqué à l’école, si il sort du système scolaire en maîtrisant les outils de base, à ce moment là vous imaginez les coûts sociaux que l’on peut diminuer, vous imaginez les avantages en terme de qualité de vie, de soucis en moins, de progression de la société française. Ces priorités là sont au cœur du projet socialiste, et du projet tout court parce que je pense que sur un certain nombre de valeurs beaucoup de citoyens et de citoyennes peuvent se retrouver au-delà des clivages politiques. » Discours à Villeurbanne, 9 mai 2006
« A l’école aussi, c’est de juste autorité qu’on a besoin »
« A l’école aussi, c’est de juste autorité qu’on a besoin. Ni de laxisme ni d’autoritarisme mais de missions clairement refondées, sans confusion des rôles, de règles justes qui s’imposent aux adultes comme aux élèves, de preuves données que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, que le travail, l’effort, le mérite sont récompensés et chacun individuellement épaulé pour qu’aucun élève ne vive sa scolarité comme un ennui ou une souffrance, ce qui est le cas d’un grand nombre d’entre eux, au grand découragement d’enseignants qui se sentent souvent plus livrés à eux-mêmes qu’efficacement aidés. Cette autorité-là , appuyée sur un ordre scolaire vécu par tous comme juste, est la meilleure prévention des violences à l’école et des ressentiments qui explosent à l’improviste. Plutôt que des policiers dans les établissements et l’apprentissage à 14 ans, ce que j’ai constaté dans les collèges lorsque j’étais Ministre de l’Enseignement scolaire et que je constate aujourd’hui dans les lycées de ma région, c’est l’importance, pour réussir, d’équipes pédagogiques soudées et motivées, au clair sur leur projet et cohérentes dans leurs relations avec les élèves. » Discours à Rodez, 12 mai 2006
« Je crois, moi, possible et nécessaire de soutenir plus efficacement la réussite scolaire des enfants dont les conditions de vie sont les plus difficiles en logeant plus correctement leurs familles, en réduisant là où c’est utile le nombre d’enfants par classe de CP et de CE1 pour donner dès le départ le goût d’apprendre et les habitudes de travail qui permettront de suivre à l’école, en organisant des études gratuites après les cours où chacun pourra faire ses devoirs et apprendre ses leçons avant de rentrer chez lui, en mettant en place des internats-relais pour les élèves qui en ont besoin. »
Discours Ă Rodez, 12 mai 2006
Etats de service
(Ă remplir)
Comparez les propositions des candidats sur l'enseignement scolaire
PS
Toutes les propositions par candidats et par thèmes
AL, FN, LO, LCR, MPF, PCF, PS, UDF, UMP, Les Verts
Assurance maladie, Retraites, Emploi, Dette publique, Réforme de l’Etat, Fiscalité, Enseignement scolaire, Enseignement supérieur, Recherche, Social, Défense
