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PS - Emploi

Un article de Wiki 2007.

Sommaire

Eléments de programme

Les propositions de ségolène Royal

Remontée des débats

Les débats ont beaucoup porté sur la précarité du travail. Cette précarité touche même les diplômés, qui enchaînent, faute de trouver un emploi, des stages non rémunérés. L’ascenseur social est bloqué. Seuls les plus favorisés s’en sortent. Les jeunes sont convaincus qu’ils auront une vie moins agréable que leur parent.

La sĂ©curitĂ© sociale doit s’inscrire dans une dĂ©marche du « donnant-donnant Â». Les droits nouveaux doivent ĂŞtre accompagnĂ©s de devoirs nouveaux. On passerait d'une logique « passive Â» dans laquelle on donne une allocation Ă  une logique « active Â» pour dĂ©finir un parcours d'Ă©volution vers l'emploi.

Pour lutter plus efficacement contre les délocalisations, plusieurs intervenants suggèrent de favoriser l’actionnariat salarié.


Enjeux

Le chĂ´mage ne baisse pas, sauf dans les statistiques officielles, la prĂ©caritĂ© se rĂ©pand, le nombre de Rmistes a augmentĂ© de plus de 250 000 depuis 2002. 70 % des embauches se font avec des CDD et de l’intĂ©rim. Et comment travailler plus quand tant de jeunes et de moins jeunes voudraient travailler tous ? Propositions du pacte prĂ©sidentiel


  • Conditionner les aides publiques aux entreprises
  • Moduler les aides aux entreprises et les exonĂ©rations de cotisations sociales
  • DĂ©velopper la nĂ©gociation collective Ă  tous les niveaux et sur tous les thèmes
  • CrĂ©er le droit au premier emploi des jeunes,
  • Instaurer un plan Ă  taux zĂ©ro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider Ă  construire un projet
  • Mettre en place un revenu de solidaritĂ© active (RSA)
  • Renforcer la qualification et la capacitĂ© de revenir Ă  l’emploi des salariĂ©s menacĂ©s de licenciement
  • Mettre en place une sĂ©curitĂ© sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant Ă  chaque personne privĂ©e d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs

(source : Projet du PS, partie II, l’égalitĂ© rĂ©elle)

Le Projet du Parti Socialiste

Le projet du parti socialiste affiche l'objectif de "retrouver le plein emploi en ramenant le taux de chômage au-dessous de 5% d’ici 2012 et en diminuant de moitié sa durée."

  • Les grands axes sur la politique de l'emploi
    • la rĂ©activation des emplois jeunes
    • le calcul des prĂ©lèvements sociaux sur l'ensemble de la valeur ajoutĂ©e et non le seul travail
    • la gĂ©nĂ©ralisation des 35 heures
    • la crĂ©ation d'une sĂ©curitĂ© sociale professionnelle, qui assure un droit Ă  la formation tout au long de la vie, des garanties de ressources
    • l'EVA (programme d'entrĂ©e dans la vie active) pour les jeunes : une allocation d'autonomie associĂ©e Ă  un suivi individualisĂ©
    • la suppression du Contrat Nouvelle Embauche, et l'affirmation de la primautĂ© du CDI, par la modulation des cotisations sociales selon la durĂ©e des contrats de travail
    • la suppression de toute mesure pouvant porter atteinte au statut de la fonction publique


  • Favoriser la crĂ©ation d’emplois
    • Nous rĂ©activerons les 'emplois-jeune'ss dans le secteur public et associatif en relation avec les emplois tremplins mis en place dans les rĂ©gions.
    • Nous modifierons les prĂ©lèvements sociaux afin qu’ils cessent de pĂ©naliser l’emploi. Nous avons rĂ©alisĂ© une première Ă©tape majeure en 1998 en basculant les cotisations sociales maladie vers la CSG. Nous devons aujourd’hui faire de mĂŞme pour les cotisations patronales en les calculant sur l’ensemble de la richesse produite et non sur les seuls salaires.(...)
    • Nous relancerons la nĂ©gociation sur le temps de travail, pour Ă©tendre le bĂ©nĂ©fice des 35 heures, avec crĂ©ation d’emplois, Ă  tous les salariĂ©s. Si la nĂ©gociation n’aboutit pas, la loi interviendra. Nous rĂ©tablirons par la loi les rĂ©munĂ©rations des heures supplĂ©mentaires et les plafonds horaires comme ils l’étaient avant leur remise en cause par la droite.


  • Construire avec les partenaires sociaux une sĂ©curitĂ© professionnelle
    • (...)Il faut repenser tout le système. Nous le ferons avec les partenaires sociaux dans une grande nĂ©gociation sur la Couverture Professionnelle Universelle (CPU).
    • Elle assurera les trois Ă©lĂ©ments majeurs du travail : l’emploi, une garantie de ressources et la promotion professionnelle. Dans ce cadre, nous crĂ©erons un droit individuel Ă  la formation tout au long de la vie d’autant plus Ă©levĂ© que la formation initiale aura Ă©tĂ© courte. Il prendra la forme d’une « carte vitale professionnelle Â».
    • Nous unifierons les droits des demandeurs d’emplois : une garantie de ressources de base, ouverte Ă  tous les actifs privĂ©s d’emploi et financĂ©e par la solidaritĂ© nationale et un rĂ©gime complĂ©mentaire, proportionnel au dernier salaire, l’Unedic, gĂ©rĂ© par les partenaires sociaux. Chaque demandeur d’emploi bĂ©nĂ©ficiera d’un accompagnement individualisĂ© dans un dispositif comportant un bilan, la formation professionnelle et un rĂ©fĂ©rent unique. Nous lancerons une nĂ©gociation pour aller vers un Service public de l’emploi unifiĂ© mettant en synergie les diffĂ©rents acteurs de la politique de l’emploi, notamment les rĂ©gions qui sont l’échelon pertinent pour dĂ©finir les orientations et les objectifs de la politique de formation.
    • Pour les jeunes, nous lancerons le programme d’entrĂ©e dans la vie active (EVA). Il reposera sur une allocation d’autonomie dans le cadre d’un parcours de formation et de recherche d’emploi. Chaque jeune bĂ©nĂ©ficiera d’un suivi individualisĂ© pour accĂ©der Ă  une première expĂ©rience professionnelle.
    • La rĂ©munĂ©ration des stagiaires et leur encadrement seront rĂ©glementĂ©s.
    • Pour lutter contre la prĂ©caritĂ©, nous supprimerons le CNE et rĂ©affirmerons la primautĂ© du CDI sur toute autre forme de contrat de travail. Ă€ cet effet, nous modulerons les cotisations sociales en fonction de la durĂ©e du contrat de travail et du nombre de contrats prĂ©caires dans l’entreprise. En cas de licenciement Ă©conomique, nous Ă©tendrons les droits aux salariĂ©s en fin de contrat Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e (CDD) et de mission d’intĂ©rim, les diffĂ©rents congĂ©s de conversion ou de reclassement seront rĂ©unifiĂ©s. Dans le cas de licenciements « boursiers Â» c’est-Ă -dire de suppression d’emplois liĂ©es non Ă  une difficultĂ© rĂ©elle pour l’entreprise, mais Ă  la seule recherche d’un taux de profit supĂ©rieur, ce sont les procĂ©dures prĂ©alables Ă  la dĂ©finition du plan social qui seront renforcĂ©es afin d’assurer un vĂ©ritable contrĂ´le de la part des salariĂ©s. Nous rĂ©viserons les relations entre les entreprises sous-traitantes et les donneurs d’ordre pour mieux protĂ©ger les salariĂ©s. Dans les fonctions publiques, nous engagerons un plan de lutte contre la prĂ©caritĂ© et supprimerons tout dispositif de nature Ă  porter atteinte au statut gĂ©nĂ©ral de la Fonction publique.

(projet du parti socialiste, réussir ensemble le changement", source)

Déclarations


Laurent Fabius

  • «Nous crĂ©erons la Couverture Professionnelle Universelle (CPU). Par une garantie de revenus et un accès Ă  la formation professionnelle permanente, elle permettra d’amĂ©nager les temps de transition professionnelle. Le CNE sera abrogĂ©. Dans les grandes entreprises, les exonĂ©rations de cotisations sociales seront progressivement supprimĂ©es. Les ressources ainsi rĂ©cupĂ©rĂ©es seront affectĂ©es pour les emplois jeunes, pour la recherche scientifique et l’enseignement supĂ©rieur, pour les investissements et la croissance des PME.»

Laurent Fabius, L'hebdo des socialistes, 20 otcobre 2006, source


Ségolène Royal

« Plus de croissance et plus d’emplois : c’est cette dynamique vertueuse qu’il faut stimuler Â»

« Plus de sĂ©curitĂ© pour plus de confiance, donc plus de croissance et plus d’emplois : c’est cette dynamique vertueuse qu’il faut stimuler. Les Scandinaves sont aujourd’hui plus optimistes que les Français, car leurs sociĂ©tĂ©s sont plus Ă©galitaires que la nĂ´tre, et conjuguent performances Ă©conomiques et haut niveau de protection sociale. La politique actuelle, brouillonne et improvisĂ©e, nous tire vers le bas et nous empĂŞche de valoriser nos atouts. Il faudra investir dans les formations, la recherche et les biens publics, car leur qualitĂ© est nĂ©cessaire Ă  nos entreprises et Ă  l’attractivitĂ© de la France. Une politique fine de rĂ©gulation Ă©conomique doit permettre de relancer la croissance quand elle ralentit et de constituer des rĂ©serves quand elle repart. Il faudra aussi une politique d’innovation très volontaire : lorsque les SuĂ©dois se mobilisent pour prĂ©parer l’après­pĂ©trole, ils sĂ©curisent leur croissance de demain. Enfin, il nous faut une politique industrielle europĂ©enne qui favorise l’émergence de champions europĂ©ens dans des secteurs d’avenir. Â» Challenges, 13 avril 2006


« Le premier objectif c’est l’investissement massif dans la ressource humaine Â»

« Il y a aujourd’hui trois millions de Français exclus du marchĂ© du travail et de l’autre cĂ´tĂ©, des entreprises en pĂ©nurie de main d’œuvre. PĂ©nurie d’informaticiens, d’ingĂ©nieurs, dans le domaine de l’artisanat, dans le domaine du bâtiment et donc, si l’on rapproche les offres et les besoins, c’est-Ă -dire si on donne Ă  chacun de ces trois millions de Français qui sont exclus du marchĂ© du travail, la formation professionnelle, nĂ©cessaire, pour se remettre sur le marchĂ© du travail, (…) si on les remet sur le marchĂ© du travail, grâce Ă  une formation professionnelle adaptĂ©e au besoin du dĂ©veloppement Ă©conomique (…), il n’y a pas de fatalitĂ© dans le ralentissement de la croissance et (…) le 1er objectif c’est l’investissement massif dans la ressource humaine. Â» Premier dĂ©bat du parti socialiste, LCP AN-Public SĂ©nat, 17 octobre 2006


« Rééquilibrer le rapport salariĂ©-employeur en offrant la sĂ©curitĂ© au salariĂ© tout en donnant aux entreprises l’agilitĂ© dont elles ont besoin Â»

« Aujourd’hui l’entrĂ©e dans la vie professionnelle est difficile pour les jeunes sans qualification, on fait en moyenne au cours de sa vie trois ou quatre mĂ©tiers, et on est souvent rejetĂ© du marchĂ© du travail bien avant l’âge de la retraite. C’est Ă  ces trois situations qu’il faut trouver des solutions, pour que l’entrĂ©e dans la vie active, les alĂ©as de la carrière professionnelle et sa pĂ©riode finale cessent d’être faits de ruptures, de traumatismes et d’échecs. Je souhaite rééquilibrer le rapport salariĂ©-employeur en offrant la sĂ©curitĂ© au salariĂ© tout en donnant aux entreprises l’agilitĂ© dont elles ont besoin (…). Aujourd’hui cette agilitĂ©, les entreprises la gagnent aux frais des salariĂ©s : c’est cela qu’il faut changer. Cinq principes doivent ĂŞtre mis en Ĺ“uvre : 1- Un contrat Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e : la première sĂ©curitĂ© pour le salariĂ©, c’est un contrat de travail Ă©quilibrĂ© ; le CDI doit donc redevenir la norme, (…) L’agilitĂ© pour les entreprises doit leur ĂŞtre donnĂ©e par un allègement des cotisations sociales en fonction de leurs efforts pour l’embauche de salariĂ©s encore sans qualification, de jeunes Ă  la recherche d’une première expĂ©rience professionnelle, de chĂ´meurs de longue durĂ©e ou de salariĂ©s âgĂ©s. (…) 2- Une expĂ©rience professionnelle avec une formation pour les jeunes sans qualification (…). Un droit Ă  une formation rĂ©munĂ©rĂ©e et liĂ©e Ă  une première expĂ©rience professionnelle doit leur ĂŞtre systĂ©matiquement ouvert. Le contrat sĂ©curitĂ©-formation proposĂ© par le Parti socialiste en est l’illustration. 3- Une protection contractuelle des transitions professionnelles (…). Le salariĂ© licenciĂ© ne doit plus se retrouver abandonnĂ© Ă  lui-mĂŞme, (…). Le lien social que constituait pour lui le contrat de travail qui vient d’être rompu doit ĂŞtre continuĂ© dans un contrat-relais lui assurant une rĂ©munĂ©ration, un bilan de compĂ©tences, une formation et une aide active Ă  la recherche de son futur emploi. 4- Des droits attachĂ©s Ă  la personne et transfĂ©rables d’un emploi Ă  l’autre : la mobilitĂ© professionnelle choisie doit ĂŞtre encouragĂ©e, car elle permet (…) d’anticiper un risque de rupture du contrat de travail en cours. Le salariĂ© doit pour cela conserver ses droits acquis, notamment ses droits Ă  la formation, lorsqu’il fait le choix de la mobilitĂ©. 5- Un capital individuel de formation : la formation est aussi essentielle pour conserver son emploi, obtenir une promotion, changer d’entreprise, que pour entrer la première fois sur le marchĂ© du travail. La reconnaissance d’un droit individuel Ă  la formation tout au long de la vie doit y pourvoir, [d’autant plus] que la formation initiale a Ă©tĂ© brève et peu qualifiante. Rien de solide et de durable ne se fera (…) pour que le travail soit reconnu comme un facteur dĂ©terminant du dĂ©veloppement Ă©conomique, si les partenaires sociaux n’en sont pas les acteurs et les promoteurs. L’Etat doit tracer le cadre et les principes fondateurs du nouveau rapport entre le travailleur et l’employeur, car c’est Ă  lui qu’il revient de garantir la cohĂ©sion sociale et les droits individuels. Mais seule la nĂ©gociation sociale peut avoir, ensuite, la force suffisante pour fonder ce nouveau rapport social. Â» www.desirsdavenir.org, Ce que je retiens du dĂ©bat « Comment concevoir le travail entre souplesse et sĂ©curitĂ© ? Â», 18 mai 2006


« Les jeunes ne veulent pas ĂŞtre assignĂ©s aux emplois jetables Â»

« Les jeunes ne veulent pas ĂŞtre assignĂ©s aux emplois jetables. Au lieu de fragmenter et d’insĂ©curiser le travail, il faut dynamiser le marchĂ© de l’emploi. De nombreux chefs d’entreprise m’ont dit que leur problème n’est pas de pouvoir licencier sans motif pendant deux ans, mais de trouver des jeunes correctement formĂ©s et de fidĂ©liser leurs salariĂ©s. Les jeunes sans qualification doivent avoir droit Ă  une formation rĂ©munĂ©rĂ©e et liĂ©e Ă  une première expĂ©rience professionnelle. PlutĂ´t que dĂ©motiver les jeunes en leur promettant des annĂ©es d’incertitude, il vaut mieux, comme nous le faisons en Poitou-Charentes, payer le permis de conduire de ceux qui obtiennent leur CAP pour valoriser les mĂ©tiers manuels, financer des tutorats pour qu’ils s’intègrent bien dans l’entreprise, dĂ©velopper massivement les formations en alternance, crĂ©er des emplois tremplin pour les jeunes diplĂ´mĂ©s et dĂ©velopper la recherche. Â» Challenges, 13 avril 2006


Les gisements d’emplois

Dans le domaine de l’environnement :

« A partir des Ă©co-industries, des Ă©co-services, des laboratoires de recherches, des Ă©nergies renouvelables, des dĂ©placements collectifs, du train, du ferroutage, de la protection des paysages, de la reconquĂŞte de la qualitĂ© de l'eau, Ă  partir de tout cela, il y a des centaines de milliers d'emplois Ă  la clĂ© qu'il faut prĂ©parer. Il faut former les hommes et les femmes. Ce sont des emplois de proximitĂ© qui sont créés sur les territoires oĂą les gens habitent et oĂą les gens vivent. Â» Discours Ă  Rennes, 29 juin 2006


« Enfin, c’est l’investissement aussi massif dans l’environnement puisque c’est lĂ  que se trouve aussi un certain nombre d’emplois du futur et les conditions d’un dĂ©veloppement durable. On estime en France de 500.000 Ă  un million d’emplois, le nombre (…) d’emplois actifs que l’on pourrait crĂ©er dans ces domaines. Â» Premier dĂ©bat du parti socialiste, LCP AN-Public SĂ©nat, 17 octobre 2006


« Un potentiel dans le micro-crĂ©dit Â» …

« Il y a un potentiel dans le micro-crĂ©dit, dans l’aide immĂ©diate donnĂ© aux toutes petites entreprises, nous avons par exemple créé les bourses tremplins qui permettent Ă  des jeunes de crĂ©er immĂ©diatement leurs entreprises dans le domaine des services, de la culture, du sport, de l’artisanat, du commerce et en un an, nous avons créé 2.000 micro entreprises qui sont relayĂ©es avec le micro crĂ©dit puisque nous avons signĂ© une convention avec l’ADIG. (…) Je propose que nous gĂ©nĂ©ralisions au plan national ces ateliers de la crĂ©ation dans tous les quartiers du territoire ou directement chaque personne qui crĂ©e sa petite entreprise, reçoit un chèque de 2.000 Ă  10.000 euros plus un relais sur le micro crĂ©dit. Premier dĂ©bat du parti socialiste, LCP AN-Public SĂ©nat, 17 octobre 2006


… et dans le secteur de l’économie solidaire :

« il y a un espace sur l’économie solidaire qu’on oublie trop souvent. C’est-Ă -dire que pour les gens très Ă©loignĂ©s de l’emploi dans toutes les entreprises d’insertion. (…) Je suis allĂ©e rĂ©cemment dans le Nord (…) avec le prĂ©sident d’EMMAUS voir une entreprise de 300 salariĂ©s,(…) [qui] recycle les ordinateurs et les tĂ©lĂ©phones portables. Il y a un espace dans l’économie sociale et solidaire qu’il faut relancer. Â» Premier dĂ©bat du parti socialiste, LCP AN-Public SĂ©nat, 17 octobre 2006


17 mesures pour l’emploi durable

« 1 - Investir dans l'avenir :

•Déclencher dès l'élection un plan massif pour l'innovation, la recherche et l'excellence environnementale

•Remettre notre université au niveau international et l'articuler avec le développement économique

•Former pour des emplois qualifiĂ©s et bien payĂ©s : un mĂ©tier pour chacun

2 - CrĂ©er les conditions de la democratie sociale :

•Renforcer les syndicats pour passer à un syndicalisme de masse

•Fonder la représentativité syndicale sur l'élection

•Passer à la règle de l'accord majoritaire

•Donner un droit de vote aux représentants des salariés dans les instances de décision des entreprises

3 - SĂ©curiser et accompagner le travail :

•Sécuriser les parcours professionnels

•Améliorer les conditions de travail et faire reculer les maladies professionnelles

•Soutenir les créateurs d'entreprises et créer dans les cités les ateliers de la création

•Créer le droit au premier emploi pour les jeunes

•Généraliser les emplois tremplins

•Réaliser l'égalité homme-femme devant l'emploi

•Mettre en place le Revenu de Solidarité Active

4 - Engager une nouvelle donne dans les entreprises :

•Réconcilier les Français avec l'esprit d'entreprendre

•Pousser les entreprises à innover et investir

•Conditionner les aides publiques à des engagements sur l'emploi et les salaires

•Moduler l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués

•Donner les moyens aux rĂ©gions de conduire le dĂ©veloppement Ă©conomique et de dĂ©velopper les pĂ´les de compĂ©titivitĂ© Â» Strasbourg, 20 dĂ©cembre 2007


Dominique Strauss-Kahn

  • «La garantie permanente d’activitĂ© et la fin de la sociĂ©tĂ© prĂ©caire. Cette proposition reprend la logique de la sĂ©curitĂ© sociale professionnelle. Le problème du chĂ´mage en France n’est pas celui du nombre de chĂ´meurs, mais celui du nombre d’emplois. L’idĂ©e que je dĂ©fends est celle d’un bouclier social pour mettre un terme Ă  cette sociĂ©tĂ© prĂ©caire via la garantie permanente d’activitĂ© et l’instauration d’un statut pour les actifs. Du dĂ©but Ă  la fin de la vie active, l’activitĂ© est permanente mĂŞme en dehors de l’entreprise ou des administrations. Toutes les pĂ©riodes de la vie d’un actif (travail, formation, mobilitĂ©) sont des pĂ©riodes d’activitĂ©. Il faut en finir avec l’idĂ©e que les personnes qui ne travaillent pas parce qu’elles cherchent Ă  se former sont un fardeau pour la sociĂ©tĂ©. Elles sont productives et reprĂ©sentent un investissement pour l’avenir. Une carte trajectoire individuelle, Ă  l’image de la carte vitale, conservera la mĂ©moire de l’ensemble des droits et retracera les grandes Ă©tapes de la vie active de chacun (formation, activitĂ©s…).»

Dominique Strauss-Kahn, 15 propositions source


  • «Un contrat de transition vers l’emploi, premier volet d’une vĂ©ritable sĂ©curitĂ© professionnelle. Il s’agit de donner une première traduction concrète Ă  l’idĂ©e de sĂ©curitĂ© professionnelle, en commençant par les jeunes, afin de leur permettre de gĂ©rer au mieux la transition vers un premier emploi stable. A cet Ă©gard, les propositions que je formule ici vont dans le mĂŞme sens que celles de Martine Aubry et son contrat EVA (« EntrĂ©e dans la Vie Active Â»).»


  • «L’insertion des jeunes, et notamment ceux qui sortent sans diplĂ´me de notre système scolaire, passe en prioritĂ© par la formation en alternance. Elle a prouvĂ© sa capacitĂ© Ă  assurer la qualification professionnelle des jeunes. Elle diminue aujourd’hui, notamment du fait de la carence en maĂ®tres de stage capables d’encadrer les jeunes en formation. Elle devra ĂŞtre relancĂ©e sous toutes ses formes : revalorisation de l’apprentissage ; nĂ©gociation entre partenaires sociaux des contrats de professionnalisation, pour prendre la suite des contrats de qualification ; aide au maintien des seniors dans l’entreprise afin d’accroĂ®tre le nombre de maĂ®tres de stage…»


  • «Moduler le taux d’impĂ´t sur sociĂ©tĂ©s, afin d’inciter les entreprises Ă  contribuer aux objectifs d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral. Il s’agit de favoriser les entreprises qui s’engageront dans cette politique d’insertion massive des jeunes par l’alternance, en allĂ©geant leur fiscalitĂ©, Ă  hauteur du nombre de contrats d’alternance conclus. Celles qui ne jouent pas le jeu seraient Ă  l’inverse pĂ©nalisĂ©es. Afin d’être efficace, la modulation devra ĂŞtre très significative : on peut imaginer d’allĂ©ger de 50% l’impĂ´t des sociĂ©tĂ©s les plus vertueuses, et Ă  l’inverse d’alourdir de 50% l’impĂ´t de celles qui s’y refusent. Afin de ne pas ĂŞtre pĂ©nalisante, elle porte sur les bĂ©nĂ©fices plutĂ´t que sur les cotisations salariales : cet effort d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral est demandĂ© en prioritĂ© aux entreprises prospères, il est d’autant plus important que le taux de profit est Ă©levĂ©, les entreprises en difficultĂ© qui font pas ou peu de bĂ©nĂ©fices en sont de fait dispensĂ©es.»

Dominique Strauss-Kahn, "Une alternative au CPE", mars 2006 source


  • «Cela ne signifie pas qu'il n'y ait pas d'amĂ©liorations Ă  apporter au fonctionnement du marchĂ© du travail, ce qui

renvoie Ă  votre question sur la «sĂ©curisation des trajectoires professionnelles». L'enjeu est simple : les mutations professionnelles sont de plus en plus nombreuses ; elles accĂ©lèrent la progression de certains ; elles obligent d'autres Ă  repartir de zĂ©ro. (...) C'est pourquoi je propose que chaque salariĂ© puisse bĂ©nĂ©ficier une fois dans sa vie d'une annĂ©e de formation financĂ©e par tiers par l'entreprise, l'Etat et le salariĂ© lui-mĂŞme en repoussant de quatre mois son âge de dĂ©part Ă  la retraite.»

Dominique Strauss-Kahn, "Réponse à philippe Askenazy et Jérôme Gautié", Nouvel Observateur, septembre 2006 source

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