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Fiche résumé : François Bayrou - UDF

Un article de Wiki 2007.

Sommaire

Le candidat : François Bayrou

Date de naissance : 25 mai 1951 (55 ans)

Formation : Agrégé de lettre

Mandats passés :

  • 1979-1981 : Chargé de mission au cabinet de Pierre Méhaignerie, ministre de l'Agriculture.
  • 1981-1982 : Chargé de mission au cabinet d'Alain Poher, président du Sénat.
  • 1983-1993 : Conseiller municipal à Pau
  • 1984-1986 : Conseiller de Pierre Pflimlin, président du Parlement européen.
  • 1986-1993 : Président du Groupe permanent de Lutte contre l'Illettrisme.
  • 1992-2001 : Président du conseil général des Pyrénées-
  • 1993-1997 : ministre de l'Education Nationale
  • 1994 : il prend la présidence du CDS qu'il transforme en Force démocrate.
  • 1998 : il devient président de l'UDF.
  • 1999-2002 : Député européen
  • 2005 : il est réélu président de l'UDF avec 98,46% des voix.



Son parti : L'Union pour la Démocratie Française

Ses origines

Il fut à l'origine fondé en 1978 sur l'idée de Jean Lecanuet et Jean-Jacques Servan-Schreiber pour aider le président Valéry Giscard d'Estaing à disposer d'un parti le soutenant lors des élections législatives. C'était une confédération de divers partis du centre et de la droite non gaulliste. Le nom provient du titre de son livre Démocratie française. Il comprenait 6 composantes :

  • le Centre des démocrates sociaux (CDS) trouvant son origine au MRP, parti démocrate chrétien attaché aux valeurs de la démocratie et inculquées par la religion catholique. Le CDS est devenu Force démocrate (FD) en 1995 ;
  • le Mouvement Démocrate Socialiste de France puis Parti Social-Démocrate (PSD) fusionné dans Force démocrate (FD) en 1995 ;
  • la Fédération Nationale des Clubs Perspectives et Réalités (CPR), devenue Parti Populaire pour la Démocratie Française (PPDF) ;
  • le Parti Républicain (PR), héritier de la Fédération nationale des républicains et indépendants, le parti de Giscard d'Estaing. Le PR quitta l'UDF en 1998 pour devenir Démocratie Libérale (DL) ; une minorité de DL choisit cependant de demeurer au sein de l'UDF et constitua le Pôle républicain indépendant et libéral' (PRIL)
  • le Parti radical (officiellement Parti républicain radical et radical-socialiste, dit aussi Parti radical valoisien) présidé en 1978 par Jean-Jacques Servan-Schreiber. En 2002, la plupart des valoisiens ont intégré la nouvelle UMP de Jacques Chirac et Alain Juppé ;
  • les Adhérents Directs de l'UDF (siglés UDF-AD), non membres de l'un de ces mouvements.


L'UDF aujourd'hui

Élu président de l'UDF en 1998, François Bayrou décida d'unifier les différentes composantes de l'UDF pour créer un nouveau parti, marqué au centre. En novembre 1998, au Congrès fondateur de Lille, les adhérents approuvèrent le principe de la fusion entre FD, le PRIL et l'UDF-AD, tandis que le Parti Radical (PR) et le PPDF conservaient leur autonomie : la Nouvelle UDF était née.

Rapidement, François Bayrou affirma sa volonté de prendre ses distances vis-à-vis du RPR, menant lui-même une liste UDF aux élections européennes, face à la liste RPR-DL. Mais cette stratégie suscita des oppositions au sein des élus UDF qui furent nombreux à choisir, lors des élections présidentielles de 2002, de soutenir Jacques Chirac plutôt que François Bayrou. Malgré son relatif succès, François Bayrou, arrivé en quatrième position avec 7% des voix, ne put s'opposer à la création de l'UMP, lancée par Jacques Chirac et Alain Juppé dès le lendemain du 21 avril 2002 pour unifier les partis de la droite et du centre.

Une grande partie des élus UDF quittèrent le mouvement pour rejoindre l'UMP. Toutefois, aux élections législatives de 2002, l'UDF parvint, avec 29 députés, à conserver un groupe politique à l'Assemblée Nationale. Cette tribune lui permit d'affirmer sa différence en s'opposant à plusieurs reprises au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

Le 8 juin 2005, pour la première fois depuis 2002, l'UDF a refusé de voter la confiance au gouvernement Dominique de Villepin, à la suite du discours de politique générale que ce dernier a prononcé devant l'Assemblée nationale. La moitié du groupe des députés UDF a ensuite voté contre le projet de budget 2006 présenté par ce gouvernement ; les sénateurs Union centriste se sont abstenus.



Son projet présidentiel : "La France de toutes nos forces"

Assurance Maladie

  • Gestion des politiques de santé au niveau régional : organisation régionalisée et représentative (médecins, personnels de santé et patients) de la santé
  • Définir une politique active de restauration du tissu médical en offrant la possibilité aux jeunes étudiants recrutés par concours un revenu pendant une partie de leurs études, pourvu qu'ils souscrivent l'engagement de servir pendant 10 ans dans la fonction publique
  • Etablissement d'une loi cadre interdisant tout report des dépenses de santé et obligeant chaque génération à assumer la charge de sa santé


>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur l'Assurance Maladie


Retraites

  • Réforme du système de retraite soumise à référendum.
  • Instauration d'un système de retraite universelle par points, y compris les régimes spéciaux, où les salariés choisissent librement l'âge de leur départ à la retraite, son montant augmentant avec le temps de cotisation.
  • Plan pour les petites retraites, fixant 90 % du smic comme niveau de la retraite la plus basse.
  • Prise en compte de la pénibilité dans le calcul des retraites.


>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur les Retraites


Emploi

  • Les heures supplémentaires doivent être mieux payées et sans charges. Tous les heures supplémentaires doivent être payées avec une prime de 35%, et totalement exonérées de charge pour ne pas imposer de coût supplémentaire sur l'entreprise.
  • Autorisation de créer deux emplois sans charges dans chaque entreprise (hors charges de retraite : 10 % en tout), pendant cinq ans.
  • Suppression des contrats de travail existants au profit d'un CDI universel à droits progressifs.
  • Unification des minima sociaux en une allocation unique par points, conciliable avec un salaire de manière dégressive.
  • Libération du système des 35 heures, avec des heures supplémentaires rémunérées 35 % de plus, y compris dans la fonction publique.
  • Vote d'un « small business act Â» à la française : fiscalité avantageuse pour les PME, exonérations de charges, simplification des démarches administratives.


>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur l'Emploi


Dette publique

  • Interdiction constitutionnelle de proposer au parlement un budget déficitaire.


>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur la Dette publique


Réforme de l'Etat

  • Instauration d'une VIe République, avec un président responsable à mandat unique, un Parlement fort, et des autorités de contrôle indépendantes pouvant être saisies par les citoyens.
  • Interdiction du cumul des mandats, suppression de la possibilité de voter par procuration pour les députés, salaire des parlementaires indexé sur leur présence à l'Assemblée.
  • Fusion des conseils généraux et régionaux dans une seule institution.
  • Attribution des pleins pouvoirs locaux aux communes, fédérées en intercommunalités, y compris en matière de sécurité.
  • Attribution des pouvoirs d'aménagement du territoire, d'équipement et de solidarité aux régions.
  • Introduction de la proportionnelle : au-dessus de 5 % des voix, tout courant doit être représenté par des élus à l'Assemblée nationale.
  • Augmentation de la productivité des fonctionnaires de 2 % chaque année, avec augmentation de leur pouvoir d'achat.
  • Instauration d'un service minimum dans les transports publics et d'un système de représentation des usagers.
  • Utilisation du référendum pour les grands projets de l'Etat.
  • Instauration de l'obligation de voter et prise en compte des votes blancs.
  • Refus d'un statut spécial pour les institutions corses.
  • Suppression du « domaine réservé Â» du président en matière d'affaires étrangères.
  • Suppression de l'article 49-3 de la Constitution française : " Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des Ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée Nationale sur le vote d'un texte. Dans ce cas, ce texte est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. "
  • Extension du champ référendaire et introduction du référendum d'initiative populaire
  • Possibilité pour les présidents de groupes politiques de saisir la Cour Constitutionnelle pour examiner si une loi est conforme à la constitution.
  • La justice doit devenir indépendante. Le garde des sceaux doit être élu par le parlement à la majorité des trois quarts. Il doit défendre devant le parlement chaque année sa politique pénale. Il doit pouvoir être renversé à la majorité simple.
  • Réforme du Conseil supérieur de la Magistrature, désormais présidé par le Garde des Sceaux : deux formations (l’une pour le parquet, l’une pour le siège) composées de magistrats et d’un conseiller d’Etat et de six personnalités.
  • Faire de l’ENA une école de management des cadres.
  • Faciliter la mobilité des fonctionnaires d’une administration à l’autre afin de permettre un redéploiement conforme aux priorités.
  • Limiter le remplacement des personnels partant à la retraite.
  • Diversifier les recrutements et encourager la formation permanente.
  • L’établissement d’un service civique obligatoire et universel de 6 mois (soumis à Référendum)
  • Rendre obligatoire la discussion avec les partenaires sociaux, et entre les partenaires sociaux, préalablement à l'examen et l'adoption des lois concernant l'entreprise
  • Instituer la majorité qualifiée pour les lois concernant l'entreprise


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Fiscalité

  • 100 % des petits marchés publics et 20 % des marchés de plus de 50 000 euros réservés aux PME.
  • Inscription dans la Constitution de l'obligation de consulter les partenaires sociaux avant toute réforme du code du travail.
  • Création d'une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, hausse de la CSG, taxe sur les mouvements financiers.
  • Imposition sur le patrimoine à base large, à partir de 750 000 euros, sans exemptions, mais à taux léger.
  • Suppression du déficit de fonctionnement de l'Etat en trois ans ; inscription dans la Constitution de l'interdiction pour l'Etat de présenter un budget en déficit primaire.
  • Limitation des niches fiscales à 20 % de l'impôt dû.
  • Exemption d'impôt pour les revenus des brevets des chercheurs français ou résidant en France.
  • Exonération des successions en ligne directe jusqu'à 200 000 euros.


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Enseignement scolaire

  • Création d'un service civique obligatoire de six mois.
  • Création de parcours d'excellence, notamment dans les collèges.
  • Création d'un contrat de travail et de formation professionnelle pour les jeunes sans formation, avec une prise en charge de la part du salaire consacrée à la formation.
  • Augmentation du nombre d'éducateurs et de surveillants dans les écoles.
  • Refonte de la carte scolaire.


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Enseignement supérieur

  • Doublement en dix ans de l'investissement par étudiant dans l'enseignement supérieur.


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Recherche

  • Augmentation de 5 % par an sur dix ans du budget de la recherche.


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Social

Famille et logement

  • Destruction des grandes barres d'immeubles pour favoriser la mixité sociale.
  • Un seuil de 25 % de logements sociaux dans tout nouveau projet immobilier.
  • Unification des minima sociaux en une allocation unique, par points, temporairement conciliable avec un salaire de manière dégressive.
  • Soutien à une union civile et au droit d'adoption simple pour les homosexuels, mais opposition au mariage homosexuel.
  • Création d'un code de la laïcité.
  • Remplacement du système des syndicats représentatifs par le principe majoritaire : un accord ne sera valide que s'il est signé par des syndicats représentant la moitié des salariés d'un secteur.
  • Revalorisation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90 % du smic.


Immigration

  • Favoriser le développement de l'Afrique pour stopper l'incitation à l'immigration.
  • Création d'un ministère de l'immigration.


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Politique étrangère et défense

  • Augmentation de l'aide humanitaire et diplomatique au Darfour.
  • Renforcement de la recherche militaire et du renseignement, notamment économique.
  • Réaffirmation de la doctrine nucléaire : l'arme atomique ne peut être utilisée qu'en dernier recours, lutte contre la prolifération.
  • Fermeté face à l'Iran sur la question du nucléaire.
  • Conditionnement de l'aide humanitaire au respect de l'Etat de droit.


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Environnement

  • Réforme de la PAC pour favoriser l'agriculture biologique.
  • Chasse : mise en place d'un plan associant experts indépendants et chasseurs.
  • Création d'une taxe sur la consommation des carburants fossiles.
  • Diminution de 25 % de la consommation d'énergie d'ici à 2020.
  • Maintien de la production d'énergie nucléaire, assortie d'une obligation de transparence.
  • Baisse de 10 km/h de la vitesse sur les routes.


Europe

  • Rédaction d'une nouvelle proposition de Constitution européenne, soumise au vote des Français.
  • Politique européenne concertée sur l'immigration.
  • Harmonisation de la fiscalité européenne, notamment écologique.
  • Intervention accrue de l'Union européenne dans les crises au Proche-Orient.
  • Création d'une communauté euro-méditerranéenne d'entraide, sans adhésion de la Turquie à l'UE.


Justice et sécurité

  • Doublement du budget de la justice en dix ans.
  • Abolition de l'amnistie présidentielle.
  • Systématisation du principe de réparation du tort causé à autrui ou à la collectivité pour les délinquants.
  • Autorité du maire sur la police de proximité.
  • Enseignement de la loi à l'école.
  • Application plus rapide des peines, création de peines de travaux d'intérêt général de 3, 6 et 12 mois.
  • Investiture du garde des sceaux par le Parlement et non plus par le président de la République.
  • Réaffirmation du rôle d'arbitre du juge d'instruction.
  • Augmentation des moyens accordés à la lutte contre les violences faites aux femmes.


Pour aller plus loin



Toutes les propositions par candidats et par thèmes

AL, FN, LO, LCR, MPF, PCF, PS, UDF, UMP, Les Verts

Assurance maladie, Retraites, Emploi, Dette publique, Réforme de l’Etat, Fiscalité, Enseignement scolaire, Enseignement supérieur, Recherche, Social, Défense

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