Aller au texte | Aller au menu
Contact | Plan du site |
Retour à l’accueil « Débat 2007, Engageons le débat »
Espace Presse
Accueil / Diagnostics et propositions / Dette publique
Ajouter cette page aux favorisRecommander cette page à un amiImprimer cette pageDiminuer la taille du texteAgrandir la taille du texte

En brefChiffres ClésEnjeuxEclairages internationauxPropositions
Etat des lieuxLes réformes en coursLes points de blocage

Engagée au début des années 1980, la dérive des comptes publics s'est emballée depuis dix ans, faisant de la France le pays de l'Union européenne dont le taux d'endettement a augmenté le plus vite.

La dérive des comptes publics

De l'ordre de 20% du PIB en 1980, la dette publique a été multipliée par 5 en 25 ans pour atteindre 66% du PIB, soit plus de 1 100 Md€. Et ce chiffre ne prend même pas en compte la charge des retraites de la fonction publique, qui s'élève à 400 milliards d'euros au minimum.
Cette détérioration résulte de l'accumulation continue des déficits de l'Etat, des organismes sociaux et, dans une moindre mesure, des collectivités locales : le solde budgétaire des administrations publiques est constamment négatif depuis 25 ans.

L'injuste report sur les générations futures

Choix de la facilité privilégiant le court terme, ce recours massif à l'endettement a eu pour effet de reporter une part croissante des dépenses sur les générations futures.
Sur le plan économique, ce report n'a eu aucun impact positif puisque les déficits ont financé pour l'essentiel les dépenses courantes, tout en bridant la capacité d'action de l'Etat. Chaque année, en effet, celui-ci consacre l'intégralité des recettes de l'impôt sur le revenu (soit 40 Md€) au paiement des seuls intérêts de la dette.

L'impasse

La spirale de la dette compromet les ambitions de croissance et de solidarité de la France. La politique traditionnelle consistant à augmenter les impôts et les prélèvements sociaux pour ajuster les recettes aux dépenses a atteint depuis longtemps ses limites. En effet :

  • le niveau des prélèvements obligatoires en France figure déjà parmi les plus élevés des grands pays industrialisés (44% du PIB contre 39,5% pour la moyenne de la zone euro).
  • La concurrence fiscale qui s'exerce au sein même de l'Union européenne à 25 pousse les prélèvements à la baisse.
  • Enfin la France s'est engagée au travers du Pacte de stabilité à ne pas dépasser la limite de 3% du PIB pour le déficit public et de 60% du PIB pour la dette publique.

Une fuite en avant dans la dette marginaliserait durablement la France en Europe.

Réagir
( * Veuillez saisir les caractères visibles )


Les réactions

14. mardi 23 janvier 2007, 16:19 Jacques Chirac

Bien, bonjour à tous mes chers compatriotes Effaré à la lecture des béances de raisonnement qui parsèment vos exposés prétentieux, j’ai biffé une heure dans mon agenda présidentiel pour vous remettre dans le droit chemin de la syntaxe maîtrisée et de la pensée bien conduite. En ce qui concerne la soutenabilité de ladette Nul vice logique dans ma présentation limpide. Le niveau de soutenabilité de la dette n’a pas à être testé jusqu’à son point de rupture, il se constate à l’aune des richesses du pays. A l’heure actuelle, le ratio PIB/endettement de la France, sensiblement égal à celui des Etats-Unis, est tout à fait soutenable. Nous sommes notés triple A par les agences de notation ce qui prouvent leur confiance dans notre capacité à les rembourser et éventuellement à opérer des réformes pour dégager des marges de manœuvre. Deuxièmement, la France est l’un des pays qui épargne le plus au monde avec une capacité d’épargne de 20 % contre 10% pour nos amis américains et anglais. Cette capacité d’accumulation de richesses est un de nos points forts. Fin de la conversation. En ce qui concerne la gestion de la dette Un conseille technique me fait savoir que les étrangers détiennent désormais 60% des actifs de la France. Mais où est le problème ? Est-ce à dire que les EU sont asservis à la Chine, que le Japon avec ses 120% d’endettement va tomber sous domination des monarchies pétrolières ? C’est oublier qu’en contrepartie, les Français détiennent des titres étrangers dans leurs portefeuilles. Faute d’arguments rationnels, la conservation doit prendre fin. En ce qui concerne la transmission de la dette Tout le monde oublie ici qu’il y a la dette et les titres de la dette…Celle-ci n’est pas suspendue au-dessus de la tête de nos enfants. C’est également oublier que la plupart de nos dépenses sont faites pour les générations futures. Faut-il y renoncer ? Je m’y refuse, n’étant pas égoïste et seulement préoccupé par d’infinitésimaux problèmes, contrairement à vous. Le vrai problème c’est le financement futur des retraites. En conclusion, car le temps presse, le problème de la dette est l’apanage de ceux qui résonnent comme un épargnant moyen et pas à l’échelle du pays. Il faut bien entendu réduire les dépenses inutiles, améliorer la productivité et faire baisser la dette mais sans jamais renoncer aux investissements qui nous rendront plus compétitifs.

13. mardi 09 janvier 2007, 10:42 Tann

Suite du post n°12 Les conséquence d une *dette insoutenable*, c est le défaut de paiement, avec renégociation de la dette. Supposons que la dette de l Etat devienne *insoutenable* à 130% du PIB. Une renégociation peut la ramener à 65% du PIB en contrepartie d engagements de réformes conduites par le FMI. Cela signifie que les français perdent 50% de leur épargne investie en livrets. Le défaut de paiment de l Etat peut aussi entraîner la faillite des banques françaises (en fonction de leur créances à l Etat). Une banque en faillite, cela veut dire que les moyens de paiement ne fonctionnent plus : il faut payer en liquide, et on ne peut plus retirer d argent au distributeur. Enfin et surtout, on ne prête plus à 4% à quelqu un qui a fait défaut sur sa dette, mais plutôt à 9%, ou pas du tout: d autres placements seront plus sûrs. Dès lors, l Etat doit organiser son budget avec un déficit 0%, c est-à-dire qu il n a plus de capacité d emprunt, y compris pour des investissements producteurs de richesse (autoroutes etc.) Et donc on se retrouve avec la dette d aujourd hui (65% du PIB), mais avec la moitié au moins de l épargne populaire disparue, un secteur bancaire en charpie (et probablement racheté par des anglo-saxons), et une bonne vieille spirale de récession : l Etat ne peut plus faire de relance d aucune sorte, les nouvelles dettes se négociant à des taux prohibitifs. Ceux qui ont envie de savoir quel est le taux de dette insoutenable, levez le doigt.

12. mardi 09 janvier 2007, 09:24 Tann

L\'auteur du post n°1 affirme (entre autres absurdités)que la réelle question concernant la dette est son niveau de \"soutenabilité\". Vice logique : le jour où on saura quel niveau de dette est insoutenable, c\'est qu\'on l\'aura atteint. Aucune politique responsable ne peut être bâtie sur cet argument car il implique, - soit que risquer l\'avenir du pays tout entier pour éviter un effort budgétaire est acceptable - soit qu\'une dette insoutenable ne constitue pas un événement si grave que ça.

11. lundi 08 janvier 2007, 18:37 H. Archytas

Le japon est aussi un mauvais exemple. Le Japon offre une retraite par capitalisation a 100 % et non une dette d\'etat cache (appele retraite par repartition ou acquis sociaux). Le japon comme l\'angleterre accumule une fortune en titre etrangers. Les japonais sont proprietaires a 90 % de des actions cotes sur leur bourse (France 50 %). La japon a un seul mauvais chiffre. La France a toute une serie. Les residents le sentent sur leur feuille d\'impot.

10. lundi 08 janvier 2007, 18:29 Hector Archytas

Je travaille aujourd\'hui a Londres chez un broker sur le marche de la dette governmentales. Par exemple, j\'ai developpe le pricing de la dette italienne (CCT: Floating Note). La dette des gouvernments change de main tous les jours. Il n\'y a aucun moyen de savoir qui la detient. Les 50 % de Mr Chirac sont les souscripteurs initiaux de la dette pas les detenteurs actuels qui ne peuvent etre connu avec exactitude. De plus, la plupart des francais fortunes ne vivent plus en France et leurs enfants ne seront pas francais. Endettement = Esclavage et domination etrangere. Les donnees macro-economique montrent que les dettes gouvernementales passent entre les mains des pays arabes et asiatiques: les futurs maitres de la France.

9. vendredi 15 décembre 2006, 23:28 FOX

Toutes les dettes devraient être comptabilisées, même les futures retraites des fonctionnaires et a partir de là déterminer un budget annuel de l\'état à ne pas dépasser et voter par référendum le classement des dépenses prioritaires. Les dépenses arrivant en fin de classement ne seraient pas engagées si elle dépassent le plafond autorisé. Le gouvernement mis en place devrait s\'engager à respecter cette feuille de route et serait remplacé si les résultats annuels ne sont pas respectés. Ce programme ferait beaucoup d\'anti sociaux mais soit on s\'attaque au problème ou soit on fait semblant.

8. lundi 11 décembre 2006, 11:53 MARTIN Michel

Bonjour, On constate la dette public, on nous parle sans cesse du déficit de la sécurité sociale (qui participe à la dette publique) mais pourquoi de si grosses et graves erreurs de gestion à la sécurité sociale ? EXEMPLE : je suis gérant d\'une SSII éditrice en logiciel de gestion. Je réponds à un cahier des charges CPAM EVRY qui recherche un progiciel pour gérer son patrimoine et parcs matériels. Nous, comme nos principaux concurrents, sommes à environ 18.000 euros. LA CPAM nous élimine tous et choisi un produit à 75.000 euros !! sous prétexte qu\'il seront propriétaires des sources !!! Je crois rêver !! 60.000 euros pour avoir quelque chose qui ne sert à rien et qui est toujours prévu par contrat avec dépôt des sources à l\'APP en cas de défaillance du prestataire. Est ce comme cela que l\'on fait des économies à la CPAM alors qu\'on arrête pas de dé rembourser ou de diminuer le montant des remboursements ? le responsable devrait être licencié sur le champs pour ce choix idiot et mauvais. Michel MARTIN Gérant de JL INTERNATIONAL EVRY tél 01 69 91 17 17

7. lundi 13 novembre 2006, 07:38 Cathar

J'ai trois enfants de 10 à 16 ans, ils feront tous leurs études à l'étranger et après ils choisirons. De toute façon la seule solution est de quitter le pays car les politiques sont tous les mêmes et il est impossible de changer ce pays sans faire une révolution.

6. vendredi 27 octobre 2006, 22:54 CHAT777

CET ARTICLE ME FAIT PEUR... CET ARTICLE EST UN CONSTAT TOUT SIMPLEMENT: L ETAT FRANCAIS EST MAL GERE PAR NOS RESPONSABLES POLITIQUES depuis 25 ans. IL EST PEUT ETRE TEND DE FAIRE CONFIANCE A D AUTRES RESPONSABLES POLITIQUES...

5. mercredi 27 septembre 2006, 15:59 Stéphane

Il semble qu'il y a débat un peu technique sur le sens et les conséquence de la dette. Le sens commun suggère que come un ménage, un Etat ne peut dépenser plus qu'il ne gagne, même si les limites de l'endettement et la notion de surendettement sont un peu arbitraires. La question est : peut-on s'endetter toujours plus ? Si en période de croissance, même fragile, on s'endette, que fera-t-on en période de décroissance, si par malheur cela devait arriver ? Certes l'Etat n'est pas un ménage, mais les expédients d'autrefois (création monétaire, dévaluation) ont vécu. Le dossier pose bien le problème, si les auteurs du site pouvaient tenter de donner des éléments pour comprendre ce débat sur la gravité de la dette, cela serait constructif.

Haut de page | Crédits et copyrights | Mentions légales | Flux RSS