|
|
| En bref | Chiffres Clés | Enjeux | Eclairages internationaux | Propositions |
| Danemark | Etats-Unis | Nouvelle Zélande | Royaume-Uni |
Danemark : le choix de la "flexisécurité"Malgré une situation initiale comparable à celle de la France (12% de chômage en 1994), le Danemark possède aujourd’hui le taux d'emploi le plus élevé de l'Europe des 25 et un taux de chômage de seulement 6% (3% pour les moins de 25 ans, 8% pour les 55-59 ans). Ces résultats spectaculaires font du modèle danois une référence en Europe. Les trois piliers de la réformeLe Danemark a fait le choix de la "flexisécurité", qui combine à la fois flexibilité du marché du travail et sécurité des travailleurs. La réforme, mise en oeuvre dans les années 1990, combine trois éléments :
Un nouveau partage des risquesChaque année, environ 25% des travailleurs danois connaissent une période de chômage. En effet, le "coût" très faible du licenciement diminue le risque pris par l’employeur à l’embauche puisque, dans la plupart des cas, celui-ci n'est pas tenu de verser des indemnités de licenciement. En contrepartie, les Danois bénéficient d'un système d'indemnisation généreux : les prestations peuvent atteindre 90% du précédent salaire pour les revenus les plus faibles, voire davantage pour les familles monoparentales. L'"activation", maître mot de la politique de l'emploiLe modèle danois repose également sur le système d’« activation » : les chômeurs sont fortement encadrés dans leur recherche d’emploi et sont tenus d'entrer, au bout de six mois ou un an de chômage, dans une phase « active » de retour à l’emploi sous la forme d’une formation ou d’un emploi subventionné par exemple. Un refus de leur part peut entraîner une suspension de leurs droits. RéagirLes réactions
1
1 |