Retraites : propositions Les réformes de 1993 et 2003 étaient nécessaires, mais elles ne sont pas suffisantes pour garantir la pérennité des régimes de retraite. Si rien n’est fait, et si le taux de chômage reste constant à 9%, ceux-ci devraient accuser un déséquilibre de 36 Md€ en 2020, 114 Md€ en 2040 et 145 Md€ en 2050.
Cette situation nous expose collectivement à des risques considérables.
Les entreprises sont menacées par de nouvelles augmentations de cotisations, qui viendraient renchérir encore le coût du travail ; cela nuirait à la fois à l’emploi et à leur compétitivité. Les salariés, notamment les plus jeunes, devront à la fois payer les pensions des retraités, et épargner davantage que leurs aînés pour préparer leur propre retraite.
Enfin, si rien n’est fait, les retraités verront leur pouvoir d’achat décroître de façon importante. La réforme des retraites doit donc être poursuivie, selon quatre axes principaux.
Proposition : garantir la pérennité des régimes de retraite pour assurer la solidarité entre les générations
- Unifier les règles de fonctionnement des régimes de retraite en les alignant sur celles du secteur privé ;
- Garantir l’équilibre financier à long terme des régimes de retraite en définissant des modalités équitables de répartition de la charge financière (augmentation de la valeur d’acquisition des points pour des actifs, moindre revalorisation des pensions pour les retraités) et en ajustant régulièrement l’âge de départ à la retraite en fonction de l’évolution de l’espérance de vie ;
- Renforcer l’incitation des salariés à contribuer volontairement aux régimes collectifs d’épargne retraite ;
- Instaurer un prélèvement à taux modéré (1% à 2 %) sur les retraites supérieures au niveau du Smic pour contribuer au financement des retraites à venir.
Pour aller plus loin
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