Enseignement supérieur : propositions Dotations financières insuffisantes, visibilité internationale médiocre, taux de chômage élevé chez les jeunes diplômés : l’enseignement supérieur de notre pays traverse une crise d’autant plus profonde qu’il est soumis à une compétition internationale qui va en s’intensifiant.
Deux principes doivent inspirer sa réforme : une remise à plat de son organisation et de son financement ; la recherche d’une meilleure adaptation aux besoins du marché de l’emploi.
Proposition 1 : promouvoir des universités plus autonomes, mieux dotées et plus compétitives
- Donner aux universités volontaires une véritable autonomie en confiant un rôle exécutif à leur président, élu par un conseil restreint indépendant des personnels et des étudiants ;
- Élargir l’assiette de leur financement en encourageant fiscalement les contributions des entreprises et des particuliers ;
- Permettre aux universités d’instaurer des droits de scolarité significatifs sous réserve de la mise en place d’un système d’aides et de prêts qui assure à tout jeune qui en a les capacités de poursuivre des études supérieures ;
- Susciter une initiative européenne pour créer un réseau d’universités d’excellence.
Pour aller plus loin
Proposition 2 : généraliser l’alternance pour une meilleure insertion professionnelle
- Rendre les formations technologiques courtes (IUT, BTS) à leur vocation d’origine d’accueil des bacheliers technologiques et professionnels, tout en facilitant la possibilité pour leurs meilleurs étudiants de poursuivre leur formation à l’université ;
- Généraliser l’alternance en dernière année des cycles de Licence et de Master ;
- Accroître significativement l’effort de formation continue pour préserver l’employabilité à tout âge.
Pour aller plus loin
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