Avancée il y a un an sur ce blog, l'idée de "bouclier sanitaire", pour reprendre le nom que lui a donné Martin Hirsch, devient peu à peu un sujet d'actualité.

Augmenter les franchises et tickets modérateurs en supprimant les dispositifs actuels d'exonération de ces franchises et tickets modérateurs et en les remplaçant par un remboursement à 100 % dès qu'ils dépassent, pour un ménage, un certain pourcentage de son revenu ; ajuster ensuite ce pourcentage pour équilibrer les comptes de l'assurance maladie : j'avais présenté cette réforme dans un livre publié en 2005 Maîtriser les finances publiques ! Pourquoi, comment ?. Raymond Barre l'avait préfacé et avait retenu l'idée.

En mai 2006, j'ai posté un billet sur ce blog qui la présentait à nouveau et, outre quelques internautes, l'équipe de débat 2007 et l'Institut de l'Entreprise s'y sont intéressés. Elle a ainsi été reprise dans les propositions de Débat 2007.fr affichées sur ce site, dans l'ouvrage de l'Institut C'est possible ! Voici comment… (janvier 2007) et dans la note de l'Institut sur la réforme de l'assurance maladie rédigée par Emmanuel Roux (avril 2007).

En mars 2007, j'en ai fait une analyse beaucoup plus approfondie dans un article publié par la revue Sociétal et, puisque cela devient un sujet d'actualité, Débat 2007.fr vous en présente le texte complet. Il n'est évidemment pas certain que la proposition de Martin Hirsch, les travaux du gouvernement et encore moins le résultat final de ces travaux correspondent à l'analyse développée dans cet article mais il peut éclairer le débat qui s'ouvre.

Pour le moment, on ne connaît que les échos de ces débats qui sont donnés par la presse. Ils laissent entendre que Martin Hirsch a fait des propositions voisines, peut-être totalement indépendantes, de celles que j'avais avancées dans cet article et que ces propositions "méritent d'être débattues" pour le premier secrétaire du parti socialiste (RMC le 27 juin) et "ne sont pas exclues" pour le secrétaire général de l'Elysée (La Tribune le 2 juillet). Bientôt un accord entre droite et gauche ? Ne rêvons pas ; les résistances commencent aussi à se manifester (le président de la Mutualité française dans Les Echos du 3 juillet).

Pour des raisons techniques, adaptation du système informatique des caisses d'assurance maladie notamment, cette réforme ne pourrait de toute façon pas être mise en place rapidement. Nous avons donc le temps de débattre.